Marzieh Pournaghi est l’un des 36 membres de l’OMPI qui ont perdu la vie lors d’une confrontation inégale à Achraf, le 8 avril 2011.
Marzieh Pournaghi avait 48 ans lorsqu’elle a perdu la vie dans l’attaque du 8 avril.
Elle connaissait l’OMPI depuis qu’elle était lycéenne en Iran.
Elle a été arrêtée en 1983 à l’âge de 18 ans et emprisonnée pour avoir soutenu l’OMPI.
Elle a passé trois ans en prison et a perdu tout contact avec le mouvement.
Plus tard, elle a obtenu une licence en recherche en sciences sociales.
En 2007, elle a découvert l’existence d’Achraf et s’y est rendue pour une visite. À son retour en Iran, elle a été arrêtée et emprisonnée, puis libérée moyennant une lourde caution.
Elle a ensuite rapidement quitté le pays en juin 2008 pour rejoindre le mouvement d’Achraf.
Marzieh était très appréciée pour sa gentillesse et son humilité, mais aussi pour sa détermination.
Le 8 avril 2011, les combattants de la liberté de l’OMPI ont tenu tête à une colonne de 10 brigades et bataillons blindés, d’infanterie et mécanisés des forces irakiennes affiliées au guide suprême de Téhéran, Ali Khamenei. Ils ont attaqué la ville d’Achraf sur ordre du régime iranien pour massacrer tous ses habitants sans défense, détruire la ville et anéantir l’opposition.
Les combattants de la liberté se sont retrouvés les mains vides, sans bouclier. Des tireurs embusqués les ont visés à la tête et à la poitrine. Des véhicules blindés ont écrasé au moins 22 personnes. Les forces irakiennes ont bombardé les quartiers résidentiels. Elles n’ont même pas permis aux blessés d’être transportés à l’hôpital.
Les tirs des véhicules blindés lourds et des tireurs embusqués se sont poursuivis sans relâche pendant 6 heures. Le plan était de massacrer tous les résidents d’Achraf.
180 personnes ont été directement abattues. Plusieurs otages sont morts en captivité. Quelque 300 personnes ont été blessées.
Mais les résidents d’Achraf ont tenu bon et ont empêché l’ennemi de s’emparer de la ville qui était le cœur battant du mouvement de résistance du peuple iranien.




















