CNRI Femmes – La militante civile Faranguisse Mazloumi, mère du prisonnier politique Soheil Arabi, a comparu devant la branche 29 du tribunal révolutionnaire de Téhéran le mardi 25 août 2020.
Mme Mazloumi est accusée de “rassemblement et collusion pour commettre un crime en établissant des contacts avec l’Organisation des Moudjahidine du peuple”.
Le 8 juillet 2020, le même tribunal avait prononcé une peine de six ans de prison à son encontre par contumace et sans avoir convoqué un procès. Selon le verdict, elle a été condamnée à 5 ans de prison pour “rassemblement et collusion en vue de commettre un crime en établissant des contacts avec l’Organisation des Moudjahidines du peuple” et à 1 an de prison pour “activités de propagande contre l’État”.
La militante civile Faranguisse Mazloumi a été arrêtée par des agents du ministère du renseignement (VEVAK) le 22 juillet 2019 et immédiatement transférée en isolement dans le quartier 209 à la prison d’Evine.
Malgré la maladie et des complications cardiaques, Faranguisse Mazloumi a été interrogée et torturée pendant 2,5 mois et détenue dans une cellule d’isolement. Le 16 août 2019, elle a entamé une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention.
A l’issue de ses interrogatoires, le 8 octobre 2019, elle a été mise en accusation et libérée provisoirement moyennant une caution de 250 millions de tomans, en attendant la fin de la procédure judiciaire.
Mme Mazloumi a subi des pressions et un harcèlement constants ces dernières années après l’arrestation et la détention de son fils, le prisonnier politique Soheil Arabi. Elle avait auparavant déclaré que “je suis torturée tous les jours et toutes les nuits”. Son fils étant souvent privé de visites, elle a fréquenté diverses prisons et les couloirs du ministère de la justice.
Le prisonnier politique Soheil Arabi, 32 ans, père d’une petite fille, a été arrêté pour avoir publié des notes critiques à l’égard du régime clérical sur son compte Facebook. Il a passé 4 ans et demi à la prison d’Evine. En février 2018, il a été éloigné dans l’épouvantable Grand Pénitencier de Téhéran (dit Fashafouyeh). Il a mené de longues grèves de la faim, au moins trois fois, pour protester contre la brutalité des gardiens de prison à Evine et Fashafouyeh.




















