CNRI Femmes – Plus de deux ans et demi après le séisme de Kermanchah, de nombreuses personnes vivent toujours dans des préfabriqués ou des abris de fortune dans cette province, notamment à Sarpol-e Zahab.
Les habitants de ces préfabriqués n’ont même pas un niveau de vie élémentaire et sont souvent privés d’eau et d’électricité. Les autorités n’ont pris aucune mesure officielle pour aider ces personnes.

Dans un court reportage vidéo réalisé dans un quartier de la ville de Sarpol-e-Zahab, plusieurs femmes ont donné un aperçu de leurs difficultés quotidiennes.
L’une des femmes a déclaré : « Nous sommes le 21 avril 2020. Voici le quartier Nirou-ye Entezami de Sarpol-e Zahab. Cela fait 891 jours depuis le tremblement de terre, mais nous vivons toujours dans des préfabriqués. Il y a plusieurs familles ici. Nous n’avons ni l’eau ni l’électricité depuis trois jours maintenant. Ils [les autorités locales] ne veulent plus que nous restions ici à cause de la situation. J’ai un bébé d’un mois, que j’ai dû laisser chez un de mes proches. Mon mari est au chômage, et nous n’avons aucun revenu. »
« Je ne sais pas quoi faire maintenant. Il fait très chaud dehors, et la situation est vraiment difficile. »
Touran Hemmati, une autre femme qui s’est présentée, se trouve dans un de ces abris de fortune. « Nous sommes ici, et nous n’avons pas d’installations », dit-elle, ajoutant que son mari est malade et qu’ils n’ont pas de revenus.

La province de Kermanchah est considérée comme une “zone rouge” par rapport à la pandémie COVID-19. Pourtant, 2,5 ans après le tremblement de terre, les femmes sans abri et leurs jeunes enfants sont toujours privés des produits de première nécessité.
Le nombre de morts d’un séisme de magnitude 8,0 au Japon peut être compté sur les doigts d’une main, mais en Iran, les tremblements de terre de moindre magnitude détruisent des infrastructures publiques vitales et tuent un grand nombre de personnes (Agence Tasnim, 4 juin 2020).
L’un des besoins fondamentaux des femmes, et dont elle tire d’autres besoins fondamentaux tels que la sécurité, la santé, la dignité et d’autres droits humains fondamentaux, est un foyer digne.
La crise du logement que connaissent les femmes de Kermanchah, frappées par le séisme, reflète l’enfer que la dictature religieuse a fait subir au peuple iranien pendant 40 ans.

Chiffres sur les dégâts causés par le séisme de Kermanchah
Farhad Faghihi, vice-ministre de la reconstruction et du logement rural de la province de Kermancchah, a fourni des données sur l’étendue des dégâts infligés aux unités résidentielles. Selon ces données, le tremblement de terre de 2017 a détruit 12 500 logements ruraux et 7 500 logements urbains.
De plus, neuf villes (Salas-e Babajani, Sarpol-e Zahab, Qasr-e Shirin, Dalahou, Guilan-e Gharb, Islamabad-e Gharb, Javanroud, Paveh et Ravansar, et deux parties de Mahidasht et Kozaran) ont subi des destructions massives. La plupart des dégâts se sont produits dans la ville de Sarpol-e Zahab.
Rien que dans la ville de Sarpol-e-Zahab, 9 173 unités d’habitation urbaines et 8 250 unités d’habitation rurales ont été détruites ou endommagées (Agence IRIB – 12 novembre 2019).
Ce vice-ministre a cependant laissé une question importante sans réponse : Comment le gouvernement va-t-il résoudre le problème des sans-abri ?




















