Dans le cadre d’une nouvelle vague d’arrestations en Iran, le ministère du Renseignement des mollahs (le VEVAK) et les services de renseignement des pasdarans ont arrêté et convoqué un grand nombre de jeunes militants, en particulier des parents et des partisans de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK). Parmi eux figurent un nombre considérable de femmes.
Dans un communiqué daté du 24 mai 2020, le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne a annoncé que le ministère du Renseignement, les services de renseignement des pasdarans et leurs agents en civil ont lancé des raids aux domiciles ou sur les lieux de travail des gens et les ont roués de coups avant de les emmener. Ils ont également confisqué les téléphones et les ordinateurs des victimes, ainsi que de nombreux objets personnels et de valeur. Beaucoup ont été incarcérés, et certains ont été provisoirement libérés sous caution tout en signant un formulaire dans lequel ils s’engageaient à ne pas participer à des activités anti-régime.
La nouvelle vague d’arrestations a eu lieu à Téhéran, Machad, Nichapour, Kermanchah, Sabzevar, Arak, Kachan, Mahchahr, Boucshehr, Marvdasht, Amol, Ahwaz, Andimeshk, Racht, Behbahan, Ispahan, Gorgan, Karadj, Tabriz et Chiraz, selon le communiqué.
Le communiqué du CNRI ajoute que les personnes arrêtées ont été soumises à plusieurs heures d’interrogatoire, accompagnées de tortures et de pressions physiques et psychologiques. Selon les personnes qui ont réchappé aux arrestations, les détentions et les interrogatoires n’ont pour but que d’obtenir des informations sur l’OMPI/MEK et les unités de résistance, les relations entre les détenus et l’OMPI/MEK, et pourquoi et comment les jeunes sont attirés par l’OMPI/MEK.
À Téhéran, les tortionnaires et les interrogateurs harcèlent et abreuvent d’injures obscènes les jeunes femmes et les jeunes filles détenues dans le but de les briser, les forcer à faire de faux aveux et à participer à des interviews et des mises en scènes télévisées. Des témoins rapportent la résistance admirable de très nombreux détenus.
À Machad, les interrogateurs ont monté un simulacre d’exécution pour briser la résistance d’un groupe de dix jeunes détenus afin de les arracher des aveux forcés et/ou à découvrir leur possible lien avec l’OMPI/MEK.
Parallèlement, les services de renseignement appellent et envoient des SMS aux jeunes pour les mettre en garde et les intimider afin qu’ils s’abstiennent de contacter l’OMPI/MEK et qu’ils ne lui apportent aucun soutien.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a de nouveau appelé le Secrétaire général des Nations unies, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, le rapporteur spécial sur la violence contre les femmes et les organisations internationales des droits humains à envoyer des délégations internationales en Iran pour inspecter les prisons du régime et y voir les prisonniers politiques et les personnes récemment arrêtées, en particulier les femmes.




















