CNRI Femmes – Selon une députée des mollahs, Narguesse Mohammadi a été victimes de violences lors de son transfèrement de la prison d’Evine à la celle de Zandjan, en Iran : « Nous sommes témoins de la violence contre les femmes, en particulier contre les détenues politiques dans les prisons. »
Après les manifestations de novembre 2019, la société iranienne est devenue instable en raison du massacre impitoyable des manifestants sans défense dont le nombre est estimé à au moins 1 500, dont 400 femmes et 17 adolescents. En raison également de la vague d’arrestations arbitraires de militants civils et de la pression croissante sur les prisonniers politiques, certains membres du parlement des mollahs et des responsables du régime tentent de prendre leurs distances avec les dirigeants meurtriers de la dictature en critiquant leurs comportements violents.
Soheila Jelodarzadeh, de la commission des Affaires sociale du Majlis (parlement) des mollahs de Téhéran, a reconnu les pressions exercées sur les prisonnières politiques en disant : « Nous sommes témoins de la violence contre les femmes, en particulier contre les détenues politiques dans les prisons. ».
Elle a évoqué le cas de la violence contre Narguesse Mohammadi qui a été brutalisée le 25 décembre 2019, avant d’être transférée de force du quartier des femmes de la prison d’Evine de Téhéran à celle de Zandjan, ajoutant : « À ma connaissance, Narguesse Mohammadi a ses propres points de vue politiques et ne cherche pas à renverser l’État. Donc, nous ne devrions pas penser que sa situation est très grave. »
Elle a ajouté : « En ce qui concerne l’incident qui s’est produit pour Narguesse Mohammadi, nous avons vu de nombreuses protestations. Nous devons parler à son avocat. Bien sûr, nous ne savons pas si elle a un avocat… Mais chaque Iranien a droit à une procédure régulière et à un procès équitable. Ses problèmes doivent être entendus par un tribunal et le public doit être informé. »
Les commentaires de Soheila Jelodarzadeh reflètent les réactions des responsables du régime face à la pression de l’opinion publique nationale et internationale et aux sanctions internationales.
Jelodarzadeh, cependant, n’a pas dit qui devait rendre compte de plus de l’arrestation arbitraire de plus de 12 000 manifestants lors des manifestations de novembre 2019 en Iran, et qui se voient refuser l’accès à un avocat et un procès équitable. Elle n’a pas non plus mentionné les manifestants blessés qui craignent de mourir sous la torture, ni les mères en deuil qui cherchent à trouver l’identité de ceux qui ont assassiné leurs enfants.




















