CNRI Femmes – Un mois après le soulèvement à l’échelle nationale, des informations récentes venant d’Iran donnent de nouvelles dimensions à la répression lancée par le régime des mollahs. Les noms de 16 nouvelles victimes ont été annoncées par la Résistance iranienne le 17 décembre 2019. La nouvelle liste comprend le nom d’une autre femme tuée lors des manifestations en Iran, Bita Khodadadi.
Plus de 1500 personnes ont été tuées lors du soulèvement de novembre. La Résistance iranienne a vérifié et annoncé les noms de 520 victimes à ce jour.
La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne a également compilé desinformations et des rapports de témoins oculaires sur les femmes qui ont été tuées lors des manifestations. Bita Khodadadi, tuée par les forces de sécurité à Karaj, dans la province d’Alborz, porte à 30 le nombre de femmes identifiées à ce jour tuées dans la répression des maniestations en Iran. Au moins 100 manifestants ont été tués dans la province d’Alborz.
Massoumeh Soleimani arrêtée le premier jour du soulèvement
Massoumeh Soleimani, lutteuse iranienne et titulaire de la médaille de bronze de la lutte dasn une compétition internationale au Kazakhstan, a été arrêtée par les forces de sécurité le premier jour du soulèvement national à Khorramabad, capitale du Lorestan. La famille de Massoumeh Soleimani a gardé le silence sur son arrestation dans l’espoir que leur fille serait libérée. Le 16 décembre 2019, ses coéquipières ont décidé de rompre le silence et ont annoncé son arrestation dans le cyberespace.

Poursuite des élèves absents lors du soulèvement de novembre
Selon une nouvelle envoyée par les enseignants le 16 décembre 2019, le corps des gardiens de la révolution (pasdarans) prépare une liste des élèves qui n’étaient pas en classe lors des manifestations de novembre. Les pasdarans sont assistés par les élèves de la milice du Bassidj et le Ministère de l’Education. Cependant il y a des désaccords entre le Bassidj et les forces de sécurité dans certaines régions sur la manière de traiter ces élèves, car dans de nombreux cas leurs propres enfants ont participé aux manifestations.
Les enseignants ont indiqué que sur des centaines de détenus, des dizaines d’enfants sont toujours en détention et certains ont été transférés dans des maisons de correction.
Le nombre d’adolescents tués et arrêtés lors des manifestations générales en Iran est sans précédent.
Le 16 décembre 2019, Amnesty International a publié une déclaration dans laquelle elle a déclaré que la communauté internationale doit prendre des mesures urgentes, notamment par l’intermédiaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour tenir une session extraordinaire sur l’Iran, afin de mandater une enquête sur les meurtres illégaux de manifestants, la vague effroyable d’arrestations, les disparitions forcées et la torture de détenus, afin d’assurer la responsabilisation.




















