CNRI Femmes – Trois femmes ont été tuées à Mahchahr et Chiraz en Iran.
Dans la soirée du 18 novembre 2019, deux femmes ont été tuées à la mitrailleuse lourde lors d’un affrontement avec les forces répressives à Mahchahr, dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran).
Le mardi 19 novembre 2019 à Chiraz (centre-sud), une lycéenne a été prise pour cible par un hélicoptère des Forces de sécurité de l’État.
Les manifestations en Iran se sont poursuivies pour la cinquième journée consécutive, en dépit d’une répression sanglante de la part des forces de sécurité du régime clérical, qui sont en état d’alerte totale.
Les Forces de sécurité de l’État (SSF) et le Corps des gardiens de la révolution (pasdarans), ainsi que les agents du ministère du Renseignement et des agents en civil, se livrent à des tueries aveugles dans les villes. Ils tirent à vue sur n’importe quel groupe de huit à dix personnes. Au moins 200 personnes ont été tuées avant lundi midi. Plus de 3 000 autres ont été blessés.
Au moins 16 personnes ont été tuées, 150 arrêtées et un grand nombre d’autres blessées lors des affrontements qui ont éclaté à Mahchahr. Les forces anti-émeutes ont tiré à la mitrailleuse lourdes sur des personnes qui se dirigeaient vers la ville de Mahchahr. Koureh et Jarrahi, deux communes où les affrontements ont éclaté, sont actuellement encerclées par des forces lourdement armées.
Avec la mort de trois femmes à Mahchahr et Chiraz, le nombre de femmes tuées lors des manifestations en Iran est au moins de six.

A Kermanchah (ouest) et Chiraz (centre-sud), les forces de sécurité ont attaqué des hôpitaux lundi soir, emmenant des manifestants blessés et emportant les corps des personnes tuées. A Kermanchah, les autorités exigent 500 millions de tomans (34.300 euros) pour remettre les corps des tués. Selon des sources kurdes, 300 citoyens kurdes ont été arrêtés par les forces de sécurité. Une femme du nom de Parisa Seifi, originaire de Kamyaran, figurait parmi les personnes arrêtées. Parisa a été arrêtée à Sanandaj où elle vit.
Brian Hook, représentant spécial des États-Unis pour l’Iran et conseiller politique principal auprès du secrétaire d’État américain, a condamné le régime iranien pour cette répression.
« Ce régime assassine les manifestants, les opprime et résiste à leurs revendications pour une vie meilleure. Le peuple iranien sait qu’il s’agit d’un régime profondément hypocrite, d’une mafia religieuse corrompue qui vole la richesse du peuple iranien depuis des décennies et la dépense en Syrie, au Liban, en Irak, au Yémen, au Bahreïn, dans les territoires palestiniens, en Argentine et en Europe », a noté l’envoyé spécial américain.



















