CNRI Femmes – Parallèlement à la montée de la répression générale pour endiguer le mécontentement social croissant et les protestations antigouvernementales contre les crises économiques et politiques endémiques, le régime des mollahs en Iran a considérablement intensifié la répression des femmes. Les forces de sécurité justifient la répression des femmes sous divers prétextes, comme le non-respect du port du voile au travail et la participation à des classes mixtes.

Les médias d’Etat en Iran ont rapporté que le tribunal de Gorgan a prononcé des peines de fouet pour 20 personnes, dont huit femmes, pour avoir assisté à un cours privé de yoga auquel participaient des femmes et des hommes. Les participants ont été arrêtés en juin pour « atteinte à la chasteté » et recevront chacun 50 coups de fouet. (Agence Rokna – 30 septembre 2019)
Massoudi Farid, député de l’organisation nationale de la protection sociale, a également annoncé que s’ils recevaient des informations sur des crèches mixtes pour enfants d’âge préscolaire, elles seraient rapidement fermées et les responsables traduits en justice. (Agence Fars – 28 septembre 2019)
Par ailleurs, Abbas Shahi, chef de la police de la province d’Alborz, a annoncé que ses forces avaient donné des avertissements à 144 magasins de vêtements et prévenu verbalement 137 autres commerces et boutiques. (Agence ROKNA – 28 septembre 2019)
Heydar Abbaszadeh, commandant des forces de sécurité de l’État du Khouzistan, a également rendu compte de la conduite de ses forces pendant six mois : “Les forces de sécurité de l’État (du Khouzistan) ont traité 5 000 cas de port du voile abusif, dont 97 % concernaient le retrait du voile dans les voitures à Ahvaz”. (L’agence de presse publique ISNA – 3 octobre 2019)
Dans un autre plan de répression des femmes, Abdollah Hassani, commandant des forces de sécurité de Semnan, a expliqué que l’action contre les femmes mal voilées se faisait en trois étapes. La première étape consistait à donner un avertissement verbal, la deuxième étape à obtenir un engagement écrit de la femme verbalisée et la troisième étape consistait à lancer des poursuites judiciaires contre l’inculpée. Hassani a indiqué que la première étape du plan avait été mise en œuvre avec l’aide de 1 100 agents en civil qui, jusqu’à présent, ont sévit contre 4 200 infractions dans toute la province. (Agence ISNA – 2 octobre 2019)




















