CNRI Femmes – La militante étudiante Sepideh Farhan (Farahabadi) a été condamnée à 6 ans de prison et 74 coups de fouet par la Cour d’appel de Téhéran en Iran.
Sepideh Farhan a été convoquée au tribunal de Téhéran le 24 juillet 2019 pour entendre sa condamnation. Elle a été accusée de « trouble à l’ordre public en participant à des rassemblements illégaux et à des associations et collusions contre la sécurité nationale » parce qu’elle avait participé aux manifestations étudiantes de janvier 2018.

Parvine Nokhostine, une militante civile a été convoquée au ministère du Renseignement le 24 juillet 2019, sans explication. Parvine Nokhostine est active dans le domaine des droits à l’identité des enfants sans certificat de naissance. Elle a prononcé un discours lors de la Journée internationale des femmes lors d’une cérémonie organisée par l’Association de Neday-e Zanan-e Iran.
Auparavant, Maryam Mohammadi, militante des droits des femmes et membre de l’Association Neday-e Zanan-e Iran, avait été arrêtée à son domicile le 8 juillet 2019 par les services de renseignement. Nul ne sait où elle est détenue. Deux autres membres de l’association, Akram Nassirian et Nahid Shaqaqi ont également été arrêtés.

Le 25 juillet 2019, les parents de la militante ouvrière Anisha Assadollahi, arrêtée lors de la Journée internationale du Travail, lui ont rendu visite pour la première fois au bout de 38 jours. Ali Assadollahi, le frère d’Anisha, a écrit sur Twitter : « aujourd’hui, ma mère et mon père ont finalement pu voir Anisha pour la première fois. Elle était forte. Elle a constamment insisté sur le fait qu’elle n’avait pas commis de délit et qu’elle avait été arrêtée injustement. »

Neda Naji, une autre militante arrêtée à l’occasion de la Journée internationale du Travail, a entamé une grève des visites le 24 juillet 2019 à la prison de Qarchak. Neda Naji, a annoncé en écrivant une lettre au chef de la prison de Qarchak à Varamin, qu’elle ne rencontrerait pas sa famille avant la mise en œuvre de la loi sur la séparation des prisonnières et son transfert à la prison d’Evine. Elle a également annoncé qu’elle protestait contre le comportement du personnel pénitentiaire avec d’autres familles de prisonnières politiques venues au parloir de la prison de Qarchak où elle est détenue, en banlieue de Téhéran.

Par ailleurs, l’activiste civile kurde et directrice de l’Association sociale et culturelle de Nojin, Zahra Mohammadi, 27 ans, arrêtée le 23 mai 2019, est toujours détenue à la prison de Sanandaj dans des conditions indéterminées et sans accès à un avocat.



















