CNRI Femmes – Les forces de sécurité ont encore accru la pression sur les femmes en Iran en renforçant les règlements du régime sur le port obligatoire du voile.
Le commandant en exercice des forces de sécurité, Ayyoub Soleimani, a de nouveau déclaré que les femmes commettent un délit de manière flagrante en retirant leur voile et que la police allait sévir.
Un journaliste a demandé à Soleimani : « Pourquoi les chauffeurs de taxis devraient-ils être tenus pour responsables si leurs passagères ont enlevé leur voile ? » Il a répondu : « La responsabilité légale de toute voiture incombe à son propriétaire. Tout comme le non-port de la ceinture de sécurité par le passager, dont le propriétaire du véhicule doit rendre compte devant la loi, le conducteur doit connaitre sa responsabilité légale et s’y engager. Il ne doit pas permettre à ses passagères d’enfreindre la loi en retirant leur voile. Toutes les agences de taxis doivent mettre l’accent sur leurs règles de respect du voile et des principes islamiques. » (Les médias publics – 11 juin 2019)
Il y a trois jours, un chauffeur de taxi travaillant pour la compagnie SNAP avait donné un avertissement à une passagère qu’il considérait mal-voilée. Il l’a déposée au milieu de nulle part où elle n’avait pas accès à aucun autre moyen de transport. La femme a ensuite publié sur son compte Twitter les détails de la façon dont elle avait été maltraitée par ce chauffeur de taxi. (Agence ROKNA – 10 juin 2019)
Par ailleurs, les forces de sécurité de la province de Mazandaran, dans le nord de l’Iran, ont identifié et arrêté un groupe d’hommes et de femmes en maillot de bain qui montaient à bord de bateaux sur un barrage. D’autres arrestations sont attendues. (Agence ROKNA – 8 juin 2019)
Les forces de sécurité de Kermanchah dans l’ouest de l’Iran ont également annoncé que 611 personnes, dont 64 femmes, avaient été arrêtées pendant le mois de Ramadan pour avoir défié les avertissements des agents. Mohammad Reza Amoui, adjoint social du Commandement des forces de sécurité de cette province, a fait cette annonce, ajoutant qu’ils avaient fermé des magasins d’alimentation et des restaurants qui avaient enfreint les règles religieuses. Il a ajouté que 4 166 personnes avaient été verbalisées pour avoir mangé en public pendant le Ramadan. (Agence Fars – 9 juin 2019)



















