CNRI Femmes – Téhéran et Ahwaz ont été le théâtre de dizaines de manifestations, du 27 au 29 avril 2019, d’étudiants, d’enseignants et d’épargnants spoliés revendiquant leurs droits. Les femmes ont participé activement à toutes ces manifestations.
Le deuxième jour de leurs protestations, le 29 avril 2019, les étudiants en génie mécanique de l’université Khajeh-Nassir-Toussi de Téhéran ont dénoncé la politique de prélèvements continus de frais de scolarité et ont protesté contre les autres problèmes auxquels ils sont confrontés. Les étudiants scandaient : “Honte aux autorités irresponsables.”
Parmi les autres manifestations étudiantes, on peut citer les appels à manifester lancés par les étudiants des universités de Téhéran, Amir Kabir et Allameh Tabatabaii, l’École normale supérieure et l’École d’art de Téhéran en faveur des travailleurs et des enseignants, les 1er et 2 mai 2019. Ils ont exprimé leur soutien aux travailleurs et aux enseignants en scandant « travailleurs, enseignants, étudiants, unissez-vous, unissez-vous » et « nous sommes les enfants des travailleurs et nous serons à leurs côtés ».
Le dimanche 28 avril 2019, les épargnants spoliés par le Crédit Padideh se sont rassemblés en signe de protestation devant le Bureau du Procureur de Téhéran pour demander le remboursement de leurs avoirs siphonnés.
En signe de protestation contre le non-paiement de leurs arriérés de salaires, les employés du Centre de santé d’Ahwaz Est et Ouest ont organisé un rassemblement de protestation à l’université des sciences médicales de Jondishapour. Les efforts des forces de sécurité, qui tentaient de confisquer le téléphone portable d’un participant, ont provoqué de vives protestations de la part des manifestants.
Le samedi 27 avril 2019, des enseignants préscolaires salariés de plusieurs provinces se sont rassemblés devant le ministère de l’Éducation à Téhéran pour manifester. Le salaire mensuel de ces enseignants ayant environ 10 ans d’expérience professionnelle n’est que de 150 000 tomans (environ 9 €), ce qui est bien inférieur au salaire minimum qui est de 1 100 000 tomans (environ 65 €). Et ce maigre salaire n’est pas versé régulièrement. Les manifestants scandaient, “le gouvernement nous trahit et le parlement le soutient”.
Un groupe de retraités de la Banque Sepah a protesté contre la situation économique catastrophique le samedi 27 avril 2019. Ils se sont rassemblés en signe de protestation devant le bâtiment Neguine du boulevard Beyhaghi à Téhéran.



















