CNRI Femmes – Les personnels infirmier et hospitalier de l’hôpital de Khomeiny ont organisé un rassemblement de protestation le jeudi 25 avril. L’ensemble du personnel de cet hôpital de Dehdacht, dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad (sud-ouest de l’Iran), pour la plupart des femmes, ont cessé de travailler parce qu’elles n’ont pas reçu six mois de salaire.
Une organisation similaire a été organisée au début de l’été 2018 pour réclamer un an de salaires impayés.
Travailler à l’hôpital dans une zone aussi défavorisée est la seule source de revenus pour les femmes qui y travaillent.
Partout dans le monde, les soins infirmiers font partie des emplois durs et pénibles, mais en Iran, les infirmières ne bénéficient d’aucun soutien, en raison de la mauvaise gestion et du pillage des richesses de la population par la dictature.
La députée Sharifi-Moghaddam, de l’organisation des soins infirmiers, a reconnu que les infirmières ne recevaient pas l’attention qu’elles méritaient. « Dans de nombreux pays du monde, les infirmières sont équipées de dispositifs de sécurité et passent des examens médicaux approfondis à certains intervalles. Ce n’est pas le cas dans en Iran où une pression sans précédent pèse sur les infirmières. » (Agence de presse Fars, 5 janvier 2019)
Ali Asghar-Dalvandi, président de l’organisation nationale du personnel infirmier, affirme que la discrimination et l’injustice à l’égard de la communauté infirmière en Iran se sont aggravées au cours des cinq dernières années. Il reconnaît que la situation des infirmières en Iran est pire que celle des infirmières au Kenya et en Irak. (Agence de presse Mehr – 12 janvier 2019)
Par ailleurs, les épargnants spoliés par le Crédit Padideh, affilié aux gardiens de la révolution (pasdaran), ont organisé un rassemblement de protestation devant le gouvernorat de Machad, le jeudi 25 avril 2019. Les femmes y ont participé activement.

Les manifestants tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “Honte à notre télévision et à notre radio publiques. » Ils ont déjà organisé plusieurs manifestations au même endroit.
Le mercredi 24 avril 2019, un groupe d’éducateurs retraités s’est rassemblés devant le bâtiment du ministère de l’Éducation à Téhéran pour réclamé leur prime de fin de service qu’ils n’ont toujours pas reçue. Les femmes étaient à leur habitude, le moteur de la protestation.



















