CNRI Femmes – Jeudi 27 décembre 2018, les enseignants et éducateurs d’Ispahan et d’Oroumieh ont protesté contre les bas salaires et l’emprisonnement des enseignants. Les femmes étaient au premier rang de cette manifestation.
Les enseignants et éducateurs actifs et retraités d’Ispahan se sont rassemblés devant le rectorat sur l’avenue Hacht-Behecht, le 27 décembre 2018 pour exiger des augmentations de salaire et la libération des enseignants emprisonnés.
Un dispositif anti-émeutes avaient été déployé dans la zone.
Les enseignants et les éducateurs d’Ispahan ont affronté les forces de sécurité avec des slogans contre l’injustice, et ont appelé la population à les rejoindre.
Les autorités ont répondu aux justes revendication des enseignants avec du gaz lacrymogène et du gaz au poivre. Des gardes anti-émeutes ont arrêté entre 40 et 50 enseignants, dont un certain nombre de femmes, et les ont emmenés dans un lieu inconnu. Il n’y a pas d’informations sur les noms des enseignants arrêtés.
Les agents ont agressé quiconque avait un téléphone portable afin d’empêcher la prise de photos du rassemblement et de la répression. Les gardes anti-émeutes ont arraché le tchador d’une enseignante qui tenait un portable, mais elle a réussi à s’échapper grâce à l’intervention d’autres enseignants et passants.
Le même jour, à Oroumieh, capitale de la province d’Azerbaïdjan occidentale dans le nord-ouest de l’Iran, des enseignants actifs et retraités ont également organisé une manifestation devant le rectorat de la ville.
Les enseignants et éducateurs iraniens ont organisé trois grandes manifestations nationales cette année en mai, octobre et novembre. Les femmes ont toujours été très présentes dans toutes les manifestations des enseignants. Un certain nombre d’enseignants, dont des femmes, ont été arrêtés au cours de ces manifestations.
Les Iraniennes ont participé et joué un rôle actif dans au moins 850 manifestations de divers secteurs sociaux depuis mars 2018.



















