CNRI Femmes – Des suicides de jeunes femmes et de filles ont continué d’être signalés ces derniers jours en Iran, un indicateur d’une pression qui va en s’accroissant.
Le 15 décembre, une jeune fille d’environ 18 ans a tenté de se suicider en sautant du pont Pirouzi à Ispahan.
Le 9 décembre, une jeune fille s’est suicidée à Oroumieh. L’incident s’est produit dans la rue Daneshkadeh.
Lors d’un autre drame à Téhéran, le 8 décembre, une jeune étudiante en théologie qui venait d’obtenir son doctorat ce jour-là s’est jetée du huitième étage du bâtiment Kharazmi de l’université Alzahra.
La répression des femmes et en particulier des étudiantes en Iran est telle qu’elles ne voient aucun avenir et considèrent le suicide comme la seule issue possible malgré leur diplôme d’études supérieures.
Deux suicides ont également été signalés le 2 décembre. L’un à Babol et le second dans la ville de Minoudacht.
Une ado a mis fin à ses jours en avalant des médicaments dans une école du district de Bandpey-ye Gharbi, à Babol. Le même jour, à Minoudasht, une élève de l’école Somayeh s’est suicidée en se jetant du haut du toit de l’école.
La médecine légale en Iran a annoncé que plus de 7 % des suicides annuels dans ce pays sont le fait d’adolescents.
Selon les statistiques annuelles publiées par le Journal de la médecine légale en septembre 2018, en Iran, le nombre de femmes qui se sont suicidées en 2017 dépassait les 1 365 personnes, soit au moins 4 femmes par jour.
Les responsables et les experts du régime iranien ont reconnu à plusieurs reprises que bon nombre de suicides ne sont pas signalés ni annoncés. Ainsi, les données déclarées par la police scientifique, le bureau du légiste ou d’autres sources gouvernementales doivent être considérées comme un minimum ne reflétant pas toute la vérité.



















