CNRI Femmes – Dès le premier jour de la dictature religieuse en Iran, ses lois misogynes et répressives se sont matérialisées dans un symbole visible, le voile obligatoire. C’était la première icône, la pointe d’un iceberg de violations généralisées de tous les droits humains des femmes iraniennes, à tel point qu’elle est devenue le point central de toutes les décisions politiques et de sécurité nationale.
Récemment, Parvaneh Salahshouri, députée du parlement des mollahs, a admis que les décideurs du régime avaient commis des erreurs dans leur politique consistant à imposer le voile aux femmes iraniennes, ce qui lui a valu les réactions sévères et offensantes d’autres responsables.
Entre autres, Salahshouri a reconnu : “Non seulement nous n’avons pas réussi à convaincre les jeunes de la nécessité du hijab, mais nous les en avons éloigner… Ce que nous avons fait, c’est de travailler sur l’apparence islamique, et (ce faisant) nous étions hypocrites”. (Agence Khaneh Kargar, 1er décembre 2018)
Salahshouri a également admis que « dès le début, la question du hijab a été soulevée comme une question politique plutôt que culturelle. Cette politisation a tout gâché…. Les principes de ne pas mentir, de ne pas tromper, et des dizaines d’autres traits de caractère, ne sont-ils pas parmi les caractères islamiques ? Alors pourquoi le mensonge est-il si répandu dans notre pays ? »
Se référant à 26 organes gouvernementaux et à plus de 300 soi-disant institutions culturelles chargées de faire respecter le voile, elle a posé la question suivante : ” La question est de savoir pourquoi ces organes, qui disposent de gros budgets, n’ont-ils pas réussi à éduquer de jeunes musulmans ? Par exemple, pourquoi le Séminaire, avec son budget de plusieurs milliards de dollars, n’a-t-il pas connu de succès à cet égard ? Pourquoi les agences de publicité, avec leurs énormes budgets, n’ont-elles pas réussi à promouvoir le voile ?”
Auparavant, le parlement des mollahs avait publié un rapport spécial qui indiquait que seulement 35 pour cent des femmes en Iran appréciaient le voile religieux (Chador), et près de 70 pour cent des femmes n’y croient pas ou sont parmi “les mal voilées” et protestent contre le voile obligatoire en Iran. (Bureau des études culturelles du Centre de recherche du Majlis, 28 juillet 2018)
Il convient de mentionner qu’en dépit de ses gestes libéraux, Salahshouri, comme les autres responsables du régime, doit sa position à un serment de loyauté sincère et concret envers le dirigeant suprême du régime.
Dans une allocution prononcée le 9 mai 2016 devant le Conseil du Front national populaire de la vertu et du voile, Ali Khamenei, chef suprême des mollahs, a réitéré : “Toute discussion sur le caractère volontaire ou obligatoire du voile est déviante et n’a aucune place en République islamique”.
Il est clair que ces aveux, surtout lorsque les soulèvements populaires visant à renverser la dictature s’intensifient, reflètent la peur du régime. De telles remarques viennent en réaction à l’instabilité de la société après quatre décennies de répression brutale.
Ayant été les premières victimes de la répression au cours de ces années, les femmes courageuses d’Iran ont le plus grand potentiel pour montrer la voie à suivre dans la quête du peuple iranien pour déraciner le régime corrompu des mollahs et toutes ses factions.



















