CNRI – Des familles de prisonniers politiques et d’épargnants spoliés par le Crédit Caspian ont organisé des manifestations ces derniers jours à Téhéran, Racht et Oroumieh.
Le 13 novembre 2018, des centaines d’épargnants spoliés par le Crédit Caspian –banque soutenue par les gardiens de la révolution – se sont rassemblés en signe de protestation devant le bâtiment du pouvoir judiciaire à Téhéran avant de marcher sur l’avenue Vali-Asr au centre-ville.
Les slogans lancés par les manifestants étaient dirigés contre les hauts responsables du régime : “Les complices des voleurs ont bloqué l’état de droit”, “les produits du travail des fonctionnaires sont pillés et détournés”, “Nos biens ont été pillés par la Banque centrale”.
Le même jour, à Racht, capitale de la province de Guilan dans le nord de l’Iran, des épargnants spoliés par le Crédit Caspian, ont protesté contre le vol de leurs économies et contre l’irresponsabilité des autorités. Les manifestants, principalement des femmes, scandaient : “Les menaces et la prison ne sont plus efficaces”, “Le crédit Caspian a commis des vols, mais le gouvernement ne fait rien”, “nous voulons notre argent, pas des promesses creuses”.
Plus tôt, le 10 novembre, des familles des prisonniers politiques, principalement des femmes, se sont réunies devant l’administration centrale des prisons de Téhéran.
Les familles des prisonniers politiques ont exprimé leur indignation face aux pressions et aux restrictions imposées aux détenus à Téhéran et dans d’autres prisons, notamment la faim et la privation de nourriture et de chauffage par temps froid.
Samedi également, des familles de prisonniers politiques se sont rassemblées devant la prison centrale d’Oroumieh en compagnie de jeunes courageux. Ils ont également protesté contre les pressions exercées sur les prisonniers en ce qui concerne l’argent, la nourriture, les soins médicaux et l’hygiène.
Les forces de sécurité ont empêché d’autres personnes de rejoindre les familles des prisonniers politiques.
Les responsables de la prison centrale d’Oroumieh ont réduit la ration alimentaire et les produits d’hygiène des prisonniers politiques ces derniers mois afin d’exercer une pression accrue sur eux.



















