L’esclavage moderne
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Une brève étude sur la traite des êtres humains en Iran et le rôle de facilitateur des responsables du régime
Un rapport spécial de la commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne
Août 2018
La misogynie et la corruption endémique sont inextricablement liées à l’existence du régime au pouvoir en Iran, et dont les femmes et les fillettes sont encore plus victimes que tout autre secteur de la société iranienne. L’un des aspects les plus tragiques de cette discrimination et de cette exploitation sexuelle est la traite tentaculaire des jeunes femmes et des filles à des fins d’esclavage moderne.
L’Assemblée générale des Nations Unies définit la traite des êtres humains comme « la réinstallation illégale et confidentielle de personnes à l’intérieur des frontières nationales, généralement en provenance de pays en voie de développement et de pays à économie instable, afin de tirer un avantage sexuel et économique des femmes et des filles au profit des usagers, des passeurs, des syndicats du crime et d’autres activités de contrebande, notamment les travaux domestiques forcés, la fabrication de mariage et d’enfants de conjoint et les emplois confidentiels. »
La traite des jeunes femmes et des filles d’Iran à des fins d’esclavage moderne, en particulier vers les pays arabes du golfe Persique, est une pratique courante. Ceci a été publiquement reconnu en 2008 par Hassan Abbassi, l’un des principaux théoriciens du régime clérical.
Abbassi a critiqué le président sortant Mohammad Khatami, le ministre sortant du Renseignement Ali Younessi, le Conseil de détermination des intérêts de l’Etat, le Corps des gardiens de la Révolution, la milice du Bassidj, le juge en chef sortant Mahmoud Hachemi Chahroudi, ainsi que Mohammad Baqer Qalibaf, le commandant en exercice des forces de sécurité de l’État et actuel maire de Téhéran, pour avoir fait preuve d’irresponsabilité en matière de la traite catastrophique des jeunes femmes et filles iraniennes vers les pays arabes sans prendre la moindre mesure pour mettre un terme à cet esclavage moderne.
Hassan Abbassi a déclaré : « La situation de notre gouvernement islamique a atteint le point où nos filles chiites sont vendues aux enchères dans les Emirats arabes unis. »
De toute évidence, le régime intégriste des mollahs manque au maximum de transparence, en particulier en ce qui concerne les violations des droits des femmes et des questions telles que l’esclavage moderne. Le peu d’informations disponibles sur cette question témoigne d’une catastrophe d’une ampleur colossale.
Copyright©2018 La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
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