CNRI Femmes – Deux femmes figuraient parmi les 35 manifestants convoqués pour un procès Dans le nord-ouest de l’Iran. La section 1 du tribunal de Khoy, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, a convoqué 34 manifestants, dont deux femmes, qui avaient été libérés sous caution après leur arrestation lors du soulèvement national de décembre-janvier en Iran. Un autre manifestant, qui n’avait pas encore été arrêté, a également été convoqué.
Le procès aura lieu le lundi 10 septembre au matin pour examiner les allégations portées contre eux. Les deux manifestantes sont Arezou Sahra’i et Maryam Ossadlou.
Elles avaient été arrêtées par divers services de renseignement, dont ceux du ministère du renseignement, du Corps des gardiens de la révolution et des forces de sécurité de l’État pendant ou après la manifestation, le 1er janvier 2018 à Khoy. Les détenus ont subi des interrogatoires mais ont été libérés sous caution.
Ils seront poursuivis pour toutes ou quelques-unes des accusations suivantes : “Collusion et conspiration contre la sécurité nationale”, “propagande contre l’Etat”, “outrage au Guide suprême (des mollahs)”, “désinformation de l’opinion publique”, “trouble à l’ordre public” et “atteinte à la paix publique”.
Au moment de leur arrestation, les détenus ont subi des passages à tabac, des insultes et des humiliations et ont reçu l’ordre de ne pas divulguer les informations relatives à leur arrestation. On craint que les 35, y compris les deux femmes, se voient infliger de lourdes peines. Plus de 60 personnes ont été arrêtées lors de la manifestation à Khoy, et 35, dont ces deux femmes, ont été traduites en justice.
Afin de terroriser l’opinion publique et d’empêcher d’autres manifestations, le régime iranien a prononcé de lourdes peines à l’encontre des militants des droits humains et des manifestants.
Roya Saghiri, 24 ans, étudiante à Tabriz, a été internée à la prison de Tabriz le 25 août 2018 pour purger sa peine de 23 mois de prison. Elle avait été arrêtée le 31 décembre 2017, lors d’une manifestation sur la place Sa’at de Tabriz, capitale de la province de l’Azerbaïdjan oriental.
Selon les données compilées par la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, au moins 500 femmes ont été arrêtées pendant ou après les manifestations et soulèvements de décembre 2017 et janvier 2018.



















