CNRI Femmes – La militante des droits civiques Neguissa Shahbazi en Iran a disparu depuis le 1er août 2018, date à laquelle les forces de sécurité l’ont arrêtée. Aucune information n’est disponible sur où elle se trouve.
Les forces de sécurité du régime iranien ont fait une descente chez elle à Ilam et l’ont arrêtée le 1er août. Deux semaines après son arrestation et malgré le suivi permanent de sa famille, aucune information n’a été communiquée sur elle.
Ingénieure électricienne de profession, la militante des droits civiques Neguissa Shahbazi est également membre actif de l’équipe d’alpinisme “Cower” à Ilam, qui a joué un rôle majeur dans l’extinction de l’incendie récent de Kabir Kouh et qui a critiqué l’inaction des institutions gouvernementales.
Peu après, Sahar Kazemi, une militante civile écologiste et coach sportive de Sanandaj, était arrêtée le 9 août 2018 par les services de Renseignement chez elle et transférée dans un lieu inconnu.
Une autre militante des droits civiques, Zahra Modarresse-Zadeh, a également été arrêtée et emprisonnée avec son mari, Reza Bozorgmehr, le 9 août à Karadj. Les forces de sécurité les ont transférés dans un lieu inconnu.
Zahra Modarres-Zadeh est une partisane de Mohammad Ali Taheri, fondateur d’une école de pensée et lui-même emprisonné. Elle avait déjà été arrêtée le 21 novembre 2015 et le 7 février 2018 avec d’autres militants des droits civiques lors de rassemblements devant la prison d’Evine. Elle avait été condamnée à 91 jours de détention et 74 coups de fouet.
D’autres militantes des droits civiques ont été arrêtés l’année dernière sur de fausses accusations portées par les forces de sécurité.
Kobra Khalandi, militante des droits civiques, a été arrêté en septembre dernier pour avoir participé à une manifestation contre les meurtres arbitraires de petits porteurs transfrontaliers de montagne et a été condamnée à deux mois et 15 jours de prison. Mme Najibeh Salehzadeh a également été jugée en mars pour propagande contre le régime à Saqqez.



















