CNRI Femmes – Les prisonnières politiques ont fait l’objet de pressions supplémentaires en Iran. Zeinab Jalalian a dû entamer une grève de la faim, et l’avocate des droits humains Nasrine Sotoudeh a vu sa peine prolongée d’un mois. Une jeune femme arrêtée pendant le soulèvement de janvier a été condamnée à 74 coups de fouet et à un an de prison.
Dans une lettre adressée aux autorités de la prison de Khoy, Zeinab Jalalian les a informées de la grève de la faim de 10 détenues pour protester contre la privation de leurs besoins essentiels et de leurs visites hebdomadaires. Elle a dit qu’elles continueraient leur grève de la faim jusqu’à ce que ces restrictions soient levées.
La grève de la faim vient en réaction à la confiscation d’un téléphone portable découvert lors de l’inspection des cellules quelques jours plus tôt. La sécurité a ouvert un nouveau dossier contre Zeinab Jalalian et neuf de ses compagnes de cellule qui ont été interrogées à plusieurs reprises.
Le 29 juillet, les prisonnières ont été convoquées de nouveau et averties que si elles ne dénonçaient pas à qui appartient le téléphone, elles seront toutes privées de leurs droits fondamentaux comme les achats au magasin de la prison, l’utilisation de la bibliothèque, les visites hebdomadaires, etc.
Zeinab Jalalian est l’une des prisonnières politiques les plus résistantes qui a subi des pressions énormes depuis sa détention, y compris le fait d’être privée de soins médicaux.
Par ailleurs, l’avocate des droits humains Nasrine Sotoudeh a vu sa peine prolongée d’un mois après un délai de dix jours. La nouvelle a été annoncée par son mari, Reza Khandan, et reprise par l’agence ISNA le 30 juillet.
De plus, la jeune prisonnière Neda Youssefi a été condamnée à un an de prison et 74 coups de fouet. Elle avait été arrêtée à Shazand au cours du soulèvement national de décembre/janvier. Son verdict a été rendu le tribunal d’Arak.



















