CNRI Femmes – L’avocate des droits humains Nasrine Sotoudeh a été inculpé de nouvelles charges, a déclaré à la presse et aux médias Reza Khandan, son mari.
Nasrine Sotoudeh a été convoquée la semaine dernière au parquet d’Evine pour être informée des nouvelles charges qui pèsent contre elle.
Reza Khandan a déclaré qu’elle avait deux dossiers au parquet et que les nouvelles accusations portaient sur la participation à « la fondation et la gestion du groupe hors-la-loi LEGAM ». LEGAM est une campagne contre la peine de mort menée par un groupe de militants civils en Iran.
L’un des dossiers contient une peine d’emprisonnement de cinq ans prononcée par contumace le 4 octobre 2016. Il porte sur diverses accusations comme l’organisation d’un sit-in devant le barreau des avocats, l’ouverture d’une page Facebook, des interviews à différents médias, des réunions secrètes avec les diplomates dans des ambassades étrangères à Téhéran, l’adhésion à LEGAM, la publication de déclarations en défense des condamnés affiliés à l’OMPI et aux condamnés d’Al-Qaïda, et la participation aux protestations des derviches.
Il y a peu d’informations disponibles sur le second dossier à l’exception des deux accusations de défense des femmes opposées au voile obligatoire et de la plainte déposée par le procureur de Kashan. A l’exception des 20 avocats autorisés par le chef du pouvoir judiciaire, les autres avocats ne sont pas autorisés à participer aux phases préliminaires des poursuites dans les affaires politiques.
Reza Khandan a également souligné que plus d’un mois s’est écoulé depuis que sa femme est en détention. Soit le décret de détention aurait dû être prolongé, soit son épouse aurait dû être libérée, ce qui ne s’est pas produit. Le décret de détention n’a été émis que pour un mois.
L’avocate des droits de l’homme Nasrine Sotoudeh a été arrêtée la première fois le 4 septembre 2010. Sa peine initiale était de onze ans de détention, suivis de 20 ans d’interdiction d’exercer le droit et de quitter le pays. La Cour de révision a toutefois commué sa peine en six ans de prison et a réduit de moitié les années d’interdiction d’exercer le droit et de quitter le pays.
Nasrine Sotoudeh a été libérée de prison le 18 septembre 2013, après avoir purgé les deux tiers de sa peine.
En novembre 2013, elle a organisé un sit-in devant le barreau de Téhéran pour protester contre l’interdiction de pratiquer le droit pendant trois ans. Avec l’appui d’autres avocats, elle a réussi à faire renouveler sa licence.



















