CNRI Femmes – Les femmes en Iran ont participé aux manifestations de divers secteurs sociaux à travers le pays, y compris les enseignants et les épargnants spoliés. Les femmes ont également participé aux manifestations contre la crise de l’eau.
Douze directrices d’école secondaire de Khomeiny-Chahr ont démissionné le 14 juillet, pour protester contre la suppression des prestations qu’elles recevaient pour “la pénibilité au travail” et contre six heures d’enseignement obligatoire pour les directeurs et leurs adjoints. Les femmes étaient nombreuses à cette manifestation. Les directrices des lycées de filles Bahar, Dehkhoda, Shahed-e Mi’ad, Iran, Mirdamadi, Sherbaf, Hazrat Fatemeh et Hedayat font parties des chefs d’établissements ayant démissionné de leurs postes.
Elles ont écrit dans une lettre ouverte : « Nous ne pouvons plus rester silencieuses face à tant de discrimination. Par conséquent, nous, les directrices des écoles de Khomeiny-Chahr, démissionnons collectivement pour protester contre les injustices qui affectent aussi les élèves de ce pays. »
La campagne des enseignants visant à déchirer leurs fiches de paie s’est poursuivie avec la participation d’un nombre considérable de femmes.
Le 12 juillet, un groupe de femmes et d’hommes, enseignants à Qazvine, ont déchiré leurs fiches de paie parce que leurs salaires ne correspondaient pas aux heures de travail fournies et à leurs conditions de vie difficiles. Ils ont participé à un rassemblement devant le rectorat de Qazvine.
Le 11 juillet, les clients escroqués par le concessionnaire automobile Kimia Khodro à Téhéran, dont un certain nombre de femmes, ont organisé une manifestation devant la direction de l’entreprise pour protester contre le défaut de livraison de leurs voitures plusieurs mois après les avoir payées.
Le même jour, un groupe de gens à Abadan a organisé une manifestation devant le Département de l’Eau contre la pénurie d’eau dans cette grande métropole de la province pétrolière du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran. Les femmes y étaient très actives.
La crise de l’eau est devenue un dilemme majeur dans la plupart des villes en Iran, et ces dernières semaines, les femmes ont participé activement aux protestations contre les pénuries d’eau à Borazjan, Khorramchahr, Abadan, Ahwaz, entre autres. La plupart de ces manifestations se sont poursuivies plusieurs jours.
Un groupe de familles de prisonniers politiques et de militants a tenu un piquet de grève devant le bureau des Nations Unies à Téhéran, réclamant la liberté des prisonniers politiques. Ils tenaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : “Libérez tous les prisonniers politiques”.
Dans le quartier de Robat-Karim à Téhéran, un groupe de propritaites d’appartement du groupe BTP Mehr, dont un certain nombre de femmes, a organisé une manifestation parce que leurs appartements ne leur ont pas été livrés, 11 ans après les avoir payés.



















