CNRI Femmes – La détention et la répression des femmes en Iran se poursuivent sous prétexte d’activités anti-régime et d’opposition au voile obligatoire, et de lourdes peines sont prononcées à l’encontre des femmes.
Roya Saghiri, étudiante à Tabriz, a été condamnée à 23 mois de prison. Elle a été arrêtée lors des manifestations nationales de l’hiver dernier. Sa peine a été maintenue en appel.
Le tribunal a accusé cette militante des droits civils de « propagande contre le régime » et d’« outrage au guide ».
Autre fait nouveau lié à la détention et à la répression des femmes en Iran, Mehrnaz Haghighi a été citée à comparaître devant le tribunal. Cette médecin de 49 ans de Bandar Abbas (sud de l’Iran) sera jugée le 22 juillet. Elle a été privée d’un avocat pendant sa détention. Bien qu’elle soit actuellement représentée par un avocat et que la date de son procès approche, le tribunal n’a pas autorisé ce dernier à étudier son dossier.
Mme Haghighi avait été arrêtée par des agents du renseignement le 19 février 2017, à son domicile. Elle a été en maintenue en GAV à Bandar Abbas et incarcérée à la prison d’Evine à Téhéran pendant plus de trois mois. Elle a été libérée sous caution le 27 mai 2017.
Après avoir été innocenté des accusations primaires telles que « diffusion de mensonges », « outrage au guide » et « atteinte à la sécurité nationale », le procureur de Bandar Abbas l’a informée de deux nouvelles accusations dont « l’appartenance à l’OMPI » (l’opposition) et « propagande contre le régime en faveur des groupes dissidents ».
Mehrnaz Haghighi a nié être membre de l’OMPI. Elle avait été arrêtée chez elle dans les années 1980 alors qu’elle avait 12 ans, sous l’accusation de soutenir l’OMPI, et a été libérée après un certain temps en raison de son jeune âge.
Après 2009, elle a commencé à rendre visite aux familles des prisonniers politiques et à recueillir des dons pour eux. La dernière fois qu’elle a été arrêtée, c’était lors de la collecte de cadeaux du Nouvel An iranien (qui tombe le 20 mars) pour les enfants qui travaillent à Bandar Abbas.



















