CNRI Femmes – Pour la deuxième fois en un mois, une autre femme a été agressée à l’acide à Tabriz, dans le nord-ouest de l’Iran. Maryam a été brûlée au visage et aux mains. L’agresseur était son mari qui lui a jeté dessus un litre d’acide.
Maryam a couvert son visage de ses mains, de sorte que son visage n’a pas subi de blessures profondes, mais ses mains sont dans un état terrible. Elle doit subir plusieurs interventions chirurgicales, indique l’agence ROKNA le 29 avril 2018.
Chaque année, des dizaines de femmes sont victimes d’attaques à l’acide en Iran. Les agresseurs, cependant, sont libérés de prison et ne sont pas sanctionnés.
En 2015, une vague d’agressions à l’acide soutenues par l’État avait été menée à Téhéran et à Ispahan contre des femmes accusées d’être « mal-voilées », dans le cadre d’une campagne de lutte contre le « vice ». Les assaillants n’ont jamais été arrêtés ni punis. Cela a conduit à l’utilisation commune de l’acide dans les cas de vengeance personnelle.
Le projet de loi proposant la criminalisation des violences faites aux femmes attend depuis dix ans dans les placards du parlement des mollahs en Iran.



















