CNRI Femmes – La condition physique de la prisonnière politique Atena Daemi a été qualifiée d’alarmante en Iran.
« Après son transfert à la prison de Qarchak, Atena (Daemi) a eu divers problèmes physiques et nerveux dus à de mauvaises conditions de détention et à une pression psychologique énorme », a annoncé une source proche de la famille Daemi le 13 avril 2018.
La source a ajouté : « Après un mois, elle souffre encore du froid. Son visage est engourdi et son côté droit ne réagit plus. Ses yeux sont saillants et l’engourdissement de son visage s’étend à sa gorge. Ses dents et ses mâchoires sont aussi engourdies. »
Selon cette source, un neurologue a examiné Mme Daemi et diagnostiqué ces symptômes comme des signes de sclérose musculaire (sclérose en plaques) qui a probablement été causée par des chocs soudains et des pressions nerveuses récentes.
Les contacts téléphoniques de Mme Daemi ont été strictement limités. Contrairement à d’autres détenues à cet endroit, elle ne peut faire qu’un seul appel par semaine et le numéro de téléphone doit être fourni à l’avance aux responsables de la prison. En signe de protestation contre ces restrictions, Mme Daemi a déclaré qu’elle n’appellera pas et n’acceptera pas de visites. Elle ne demandera pas non plus à être renvoyée à la prison d’Evine.
Mme Daemi avait demandé depuis janvier une autorisation de sortie pour assister au mariage de sa sœur le 13 avril 2018, mais elle n’a rien obtenu parce qu’elle n’était pas restée silencieuse pendant cette période et qu’elle avait protesté et informé le public de ses conditions.



















