CNRI Femmes – Un groupe de militantes sociales a critiqué le bilan de 100 jours du nouveau mandat présidentiel de Rohani en Iran. Elles ont déclaré que la nomination de quelques femmes au poste de gouverneurs ou de députés ne résout pas les problèmes des Iraniennes.
Dans une lettre ouverte, les femmes ont révélé que Rohani qui se gausse d’avoir créé 307 000 emplois pour les femmes, compte dans le lot de faux emplois tels que la vente dans la rue à laquelle les femmes se raccrochent en dernier recours.
Elles écrivent : « Ce qui est perçu comme le résultat du gouvernement et de l’élaboration de politique en matière d’emploi, c’est l’utilisation à des fins d’objectifs de femmes dans des expositions automobiles coûteuses, l’embauche de conseillères dans des agence immobilières, l’augmentation de leur présence dans les agences, des offre d’emplois à faible revenu dans les trains et les avions, etc. et l’augmentation du nombre de faux emplois comme le colportage dans les rues et une présence accrue dans le marketing. Ce processus est contraire à l’article 21 de la Constitution. » (Agence Mehr, 5 décembre 2017)
Les femmes sont les premières victimes de la faillite économique en Iran à cause de la discrimination flagrante instituée par la loi à leur encontre et les nombreuses restrictions imposées dans le domaine de l’emploi et de l’éducation. Beaucoup de femmes ayant fait des études supérieures doivent recourir au colportage dans la rue, travailler dans des restaurants ou comme secrétaires et accepter des salaires aussi bas que le tiers du salaire minimum.



















