CNRI Femmes – Dans une lettre à son petit garçon le 16 août 2017, Azita Rafizadeh, détenue de conscience en Iran, lui explique les conditions difficiles des prisonniers politiques, comme son père Payman Koushak Baghi à Gohardacht, en banlieue de Téhéran.
Incarcérée à la prison d’Evine de Téhéran, Azita Rafizadeh écrit notamment :
« Ces derniers jours, cinq mois après ma première permission de sortie, j’en espérais une autre. Tu m’avais répété plusieurs fois que tu voulais que ton père puisse également avoir une permission. Mais ton souhait ne s’est pas réalisé et en plus on nous a privés de notre parloir de deux heures.
« Mon chéri, nous devons être forts face à ces conditions. Tu dois savoir que non seulement ton père, mais beaucoup d’autres pères aussi, sont dans des conditions similaires, privés de visite et privés d’embrasser leurs enfants. Et pire encore, ils sont privés du minimum, comme d’eau saine, de nourriture fraiche et d’air frais. Ce sont des hommes forts et courageux mais qui risquent de ne pas avoir assez de médicaments. Je veux que tu pries pour eux tous, chaque soir avant de t’endormir. »



















