CNRI Femmes – Quatorze infirmières ont perdu leur vie l’an dernier en Iran en raison du stress et de la pression au travail.L’agence officielle Ilna a cité la Secrétaire générale des infirmières en disant que ces dernières ne peuvent pas bénéficier de retraite anticipée et que la règlementation sur les emplois pénibles ne vaut pas pour les infirmières contractuelles.
En seulement 40 jours depuis le début de la nouvelle année iranienne (qui commence le 20 mars), une infirmière est morte et une autre a été atteinte d’une hémorragie cérébrale en raison du stress au travail.Ali Mohammad Adabi, responsable de l’Organisation du système infirmier, dans des interviews à la presse a affirmé que 14 infirmières étaient mortes ces douze derniers mois. La plupart, a-t-il précisé, avaient entre 25 et 45 ans et subissait une forte pression au travail. « Il y a un manque général d’infirmières dans tous les hôpitaux, a-t-il signifié à l’agence Ilna le 30 avril, mais cela se voit surtout aux urgences, en salle d’opération et dans les soins intensifs » où les infirmières subissent beaucoup de pressions mais ne perçoivent que de petits salaires. » Il n’a pas manqué de rappeler que les salaires des médecins sont 40 fois supérieurs aux salaires des infirmières.
Cependant, les propos d’Adabi sur le manque d’infirmières contrastent avec ses propres déclarations le 24 juin 2016 où il avançait le chiffre de 40 000 infirmières inscrites à pôle emploi qui n’étaient pas disposées à travailler en raison de l’absence de soutien de l’Etat.



















