CNRI Femmes – Dans une lettre adressée aux organisations internationales et rendue publique le 22 décembre 2016, la prisonnière politique Maryam Akbari Monfared en Iran a exhorté les Nations Unies à former une cour de justice pour juger les auteurs et les responsables du massacre de 1988 en Iran.
Elle a en outre exigé des mesures pour annuler la peine prononcée contre Ahmad Montazeri, fils de l’ayatollah Montazeri qui a publié en out 2016 l’enregistrement d’une réunion de son père en juillet 1988, de plein massacre, révélant de nouvelles informations.Mme Akbari Monfared écrit : « En tant que survivante de ce terrible massacre (1988) et ayant déposé une plainte pour enquête sur l’exécution de ma sœur et de mes frères après la publication (par Ahmad Montazeri) du fichier audio, je condamne la peine injuste prononcée contre Ahmad Montazeri. J’invite toutes les organisations internationales et en particulier les Nations Unies à former une cour de justice pour juger les responsables et les auteurs du massacre de 1988, et je l’invite à ne pas faire appliquer la peine d’Ahmad Montazeri.Maryam Akbari Monfared poursuit : «Comment se fait-il que, sous ce régime, des personnes comme Saïd Mortazavi et Saïd Toussi soient en liberté malgré des crimes lourds (comme des agressions sexuelles contre des prisonniers et des enfants) … mais que M. Ahmad Montazeri soit poursuivi et condamné à 21 ans de prison ? »Maryam Akbari Monfared a été arrêtée pour « guerre contre Dieu». Elle a été condamnée à 15 ans de prison et a déjà purgé sept ans à Evine. Le 16 octobre 2016, elle a déposé une plainte pour obtenir justice pour ses frères et sœurs exécutés dans les années 1980.



















