CNRI Femmes – Les noms de trois femmes et d’une petite fille ont été identifiés parmi les victimes de la répression lors du soulèvement de novembre en Iran. La Résistance iranienne a annoncé le 2 janvier 2020, 29 nouveaux noms de victimes.
Ces victimes sont originaires des villes de Téhéran, Abadan, Mahshahr, Kermanchah, Ispahan et Karadj. Les noms de trois femmes, Zahra Sajedi et Zeinab Assakereh de la ville d’Abadan, et de Mme Umm-e Walid de la ville de Mahshahr, figurent sur cette liste. Une petite fille du nom de Chan’ani figure également parmi ces victimes.
La Résistance iranienne a jusqu’à présent annoncé l’identité de 643 personnes tuées.
Craignant les conséquences de ses crimes contre l’humanité, le régime des mollahs, cependant, continue de refuser de répondre aux appels nationaux et internationaux et d’annoncer le nombre réel de tués, de blessés et de manifestants détenus. Il tente à tout prix de cacher l’ampleur des tueries.
Les autorités font aussi pression sur un grand nombre de détenus en les soumettant à des tortures sauvages pour qu’elles acceptent de faire des aveux télévisés.
De son côté, Ebrahim Raïssi, le chef dupouvoir judiciaire du régime, s’est rendu dans la mégapole de Karadj le jeudi 2 janvier 2020, une ville tentaculaire où de nombreux manifestants sont emprisonnés.
La Résistance iranienne appelle une fois de plus le Secrétaire général des Nations unies à envoyer une mission d’enquête en Iran pour y inspecter les prisons et y voir les prisonniers. Le silence et l’inaction ne feront qu’encourager les mollahs à poursuivre leurs crimes.
Déjà le 20 décembre 2019, seize experts des droits de l’homme de l’ONU, dont Javaid Rehman, le rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, avaient appelé les autorités iraniennes à libérer toutes les personnes détenues arbitrairement et maltraitées lors des récentes manifestations, et avaient exprimé leurs préoccupations concernant les centaines de personnes tuées.
« Nous sommes choqués par les informations faisant état des mauvais traitements infligés aux personnes détenues lors des manifestations qui ont eu lieu en novembre 2019, et profondément troublés par le fait que le recours excessif à la force dont les forces de sécurité iraniennes auraient fait état un nombre incalculable de victimes, y compris des morts », avaient déclaré les experts.
« Les rapports et les images montrent que les forces de sécurité iraniennes ont non seulement tiré à balles réelles sur des manifestants non armés, mais ont aussi la tête et les organes vitaux », avaient indiqué les experts.




















