CNRI Femmes – La prisonnière politique Narguesse Mohammadi a été éloignée à la prison de Zandjan, à 330 km de Téhéran où elle était incarcérée. De la prison de Zanjan, elle écrit : « Je ne renoncerai pas à crier contre l’oppression. »
Son mari, Taqi Rahmani, a tweeté que la prisonnière politique Narguesse Mohammadi avait été transférée de la prison d’Evine à la prison de Zandjan dans la matinée du mercredi 25 décembre 2019, sans jugement, par la force et la violence physique.
Le directeur de la prison d’Evine l’a frappée plusieurs fois contre le mur et en se débattant contre les gardiens, elle a été blessée et ses bras se sont mis à saigner. Les autorités pénitentiaires avaient auparavant privé cette prisonnière de visites et d’appels téléphoniques en raison de son sit-in de protestation.
La prisonnière politique Narguesse Mohammadi avait écrit une lettre dénonçant l’usage de la force par le régime contre les manifestants en Iran et appelant le monde à prendre position pour que les responsables de ces violences soient poursuivis en justice.
Dans sa lettre du 1er décembre 2019, elle a souligné la situation de deux des personnes arrêtées lors des manifestations de novembre 2019. Elle a écrit au sujet d’une jeune manifestante blessée qui avait été emmenée à la prison d’Evine : « En la regardant on voyait qu’elle saignait de partout, qu’elle avait une infection à la jambe qui avait enflé de manière inimaginable et c’est pourquoi les interrogateurs du pavillon 209 d’Evine l’avaient faite passer de la cellule d’isolement à la clinique. Il était très jeune et venait d’Islamshahr. Je lui ai dit d’insister pour être soignée pour sa jambe, sinon elle serait amputée. Elle m’a dit : ” Je vais être exécutée. Quelle est la différence avec ou sans jambe ? Ils n’ont même pas mis de Bétadine sur ma blessure depuis le jour où ils m’ont arrêtée. »
La prisonnière politique Narguesse Mohammadi a également écrit sur une jeune femme d’à peine 20 ans : « L’interrogateur l’avait attrapée par les cheveux et l’avait traînée partout. Il l’avait couverte d’injures si obscènes, qu’elle ne pouvait pas les répéter. Puis il avait défait sa ceinture et avait frappé la chaise et la table pour effrayer la jeune femme et lui faire dire ce qu’il voulait devant la caméra. Pas seulement une fois, mais plusieurs fois. »




















