CNRI Femmes – Bien qu’elles aient réussi le concours d’entrée à l’université en 2019 en Iran, seize étudiantes bahaïes ont été bannies de l’enseignement supérieur en raison de leur religion.
L’organisme d’évaluation prétend avoir décelé des lacunes dans les dossiers des étudiantes bahaïes pour leur interdire de poursuivre leurs études, une excuse utilisée depuis 2006 pour priver les étudiants bahaïs d’une formation universitaire.
Les noms de 16 étudiantes bahaïes ont été annoncés jusqu’à présent. Ces étudiantes ont réussi le concours d’admission à l’université, certaines ayant obtenu d’excellentes notes, mais elles ne peuvent s’inscrire dans les universités iraniennes pour étudier la discipline de leur choix. Les 16 étudiantes bahaïes sont : Tara Ehsan, Mahsa Forouhari, Shiline Aghili et Rojin Kassiri de la ville de Karaj ; Shamim Ildekhani de la ville d’Ardebil ; Mahtab Khadem et Dorsa Mostafavi de la ville de Téhéran ; Armaghan Enayati de la ville de Semnan ; Negar Ighani et Tarannom Kamali de la ville de Chiraz ; Rojan Ehsani de la ville de Kachan ; Ghazal Allahverdi Gorji de la ville de Sari ; Nouriyeh Ferdowsian de la ville d’Ispahan ; Neguine Foroughi ; Sholeh Movaffaghi de la ville de Sari, major en mathématiques et physique ; et Aylar Roshan Nahar déjà reçue 107e au concours l’an passé.
Un grand nombre d’étudiants et d’étudiantes bahaïs ont également été privés l’an dernier de poursuivre leurs études en raison de leur foi, malgré leur réussite au concours d’entrée et bien que certains d’entre eux aient obtenu d’excellentes notes.
La commission des Femmes du CNRI a compilé et annoncé les noms de plus de 50 étudiantes bahaïes.
Selon les informations compilées par la commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne, au moins 23 étudiantes bahaïes ont été privées de suivre des études supérieures en 2017. Les chiffres réels sont bien plus élevés.

Par ailleurs, une femme bahaïe résidant à Ahwaz, capitale du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran, a été condamnée à un an de prison par le tribunal de cette province. Mitra Badrnejad avait été arrêtée le 3 mars 2018 et libérée provisoirement sous caution. Elle a ensuite été condamnée à cinq ans de prison en 2018.




















