CNRI Femmes – La participation active des femmes aux manifestations s’est poursuivie dans diverses villes d’Iran. Le 2 décembre 2018, des étudiants en médecine et en para-médecine de l’université Azad de Téhéran ont manifesté devant le bureau de Rohani à Téhéran.
Ces étudiants, dont un nombre important de filles, ont été expulsées de l’université deux semaines après leur inscription, leur participation aux cours, le paiement des frais de scolarité et l’obtention de leur carte d’étudiant. L’université leur a dit qu’ils avaient été acceptés par erreur. Trois étudiants ont été arrêtés pour avoir participé à ce rassemblement de protestation.
Les 1er et 2 décembre 2018, quelque 300 travailleurs et employés de l’hôpital de Karadj ont manifesté pour réclamer leur arriéré de salaire d’un an. Le président du Conseil du travail de l’hôpital de Karaj a déclaré : « Le personnel de l’hôpital continue de protester contre les arriérés de salaire d’un an, et le samedi 1er décembre, la manifestation a eu lieu en présence d’environ 300 personnes. » Lors de la manifestation, un certain nombre de patients dialysés et leurs familles de la province d’Alborz se sont rassemblés aux côtés du personnel de l’hôpital dans la rue principale, en face de l’hôpital. La participation active des femmes à la manifestation a été impressionnante.
Le 2 décembre 2018, des habitants, dont de nombreuses femmes de la vallée de l’Azadegan dans la province de Khouzistan, ont protesté devant le gouvernorat contre l’insuffisance des services urbains et l’accumulation d’eau dans les passages. Dans un mouvement de protestation, les habitants d’Azadegan ont tourné le dos au représentant du gouverneur pendant qu’il leur parlait.
Le 1er décembre 2018, la participation active des femmes s’est également manifestée lors de la 22e journée de protestation et de grève des métallurgistes d’Ahwaz dans les rues de la ville. “Aucune nation n’a vu autant d’injustice”, scandaient-elles.
Le 29 novembre 2018, au cours des manifestations et de la grève des ouvriers du sucre de Haft Tappeh et des métallurgistes d’Ahwaz, les forces de sécurité ont fait une descente au domicile d’Ali Nejati, le représentant emprisonné des ouvriers du sucre et arrêté les syndicalistes, M. Mohammad Omidvar et son épouse, Shahine Pishahang. Les forces de sécurité n’avaient pas de mandat d’arrêt et ont frappé les personnes présentes sur place.
Le même jour, des personnes protestant contre les documents officiels des examens de notaires se sont rassemblées devant le parlement du régime. Les manifestants ont critiqué la façon dont les tests se déroulaient. Ils ont affiché des banderoles demandant l’annulation de l’examen.
Le 1er décembre 2018, à l’approche de la Journée nationale des étudiants iraniens, un groupe d’étudiants de l’université de Yazd a déposé leurs plateaux repas sur le sol de de la cafétéria et ont refusé de manger.
Les femmes ont eu une participation active dans toutes ces manifestations.




















