CNRI Femmes – Nasrin Sotoudeh a déposé plainte auprès du Tribunal contre Mohammad Moghisseh, le juge qui préside son procès en Iran.
Son avocat, Payam Derafshan, s’est entretenu avec l’agence IRNA le 30 septembre sur la plainte de son client. Nasrin Sotoudeh a accusé Mohammad Moghisseh d’avoir rendu des verdicts en dehors de la juridiction de l’acte d’accusation, d’avoir violé l’impartialité d’une procédure régulière et d’avoir ordonné des arrestations illégales, en plus de plusieurs autres violations.
Selon le témoignage d’anciens prisonniers politiques, Mohammad Moghisseh, alias Nasserian, était interrogateur dans les années 1980. Il préside actuellement la section 28 de la Cour révolutionnaire.
Moghisseh a accusé Nasrin Sotoudeh de diffuser de la propagande contre l’Etat, d’insulter le guide suprême des mollahs et d’espionnage.
Avocate compétente, chargée des affaires juridiques et de la procédure régulière, Nasrin Sotoudeh estime que son arrestation est injuste. En août, elle a envoyé une lettre ouverte expliquant les raisons de son refus de comparaître devant le tribunal et de présenter sa défense. Elle n’a pas non plus accepté d’être libérée sous caution. En signe de protestation contre son arrestation et ses poursuites injustes, elle a entamé une grève de la faim du 25 août au 3 octobre 2018.
Les codétenus de Nasrin Sotoudeh disent que son état est critique. Elle a perdu beaucoup de poids et souffre d’hypotension. Elle ne peut pas monter les escaliers et a besoin d’être constamment accompagnée par ses codétenues.
Plus tôt le dimanche 30 septembre, lorsque les proches de Nasrin Sotoudeh ont voulu lui rendre visite, ils n’ont pas été admis, et la détenue n’a pas été informée qu’elle avait des visiteurs.
L’avocate des droits humains Nasrin Sotoudeh a été arrêtée à plusieurs reprises. Elle a été arrêtée pour la dernière fois le 13 juin 2018 à son domicile à Téhéran et conduite au parquet de la prison d’Evin où elle est actuellement détenue.



















