CNRI Femmes – Des femmes soufies continuent d’être privées de leurs droits humains fondamentaux à la prison de Qarchak à Varamine, en banlieue de la capitale iranienne.
Sepideh Moradi a été condamnée par contumace à cinq ans de prison. Elle avait refusé de comparaître devant le tribunal pour protester contre les procès inéquitables et le refus d’avocats aux femmes soufies pendant les procédures judiciaires.
Au même moment, Mme Shokoufeh Yadollahi a été envoyée à l’hôpital pour la quatrième fois en raison de son état de santé critique. Mme Yadollahi s’est vu refuser un traitement médical pendant plus de cinq mois, malgré les graves blessures qu’elle a subies au moment de son arrestation.
Sepideh Moradi a été condamnée à cinq ans de prison par contumace le 8 août 2018. Il lui est également interdit de quitter le pays pendant deux ans et de s’engager dans un parti, groupe social ou politique et toute activité dans les médias sociaux.
Mme Moradi a été présentée au tribunal comme « un élément extrémiste et une des responsables du site Majzooban-e Noor (majzooban.org) appartenant à une secte (le culte des derviches gonabadi) ». Mme Moradi a été accusée d’association et de collusion contre la sécurité nationale.
Le 8 août également, Mme Shokoufeh Yadollahi, qui se trouve dans des conditions physiques désastreuses, a été envoyée à l’hôpital pour la quatrième fois. En plus d’une déficience visuelle et de graves maux de tête, elle souffre depuis quelques jours de douleurs aux yeux, aux oreilles et aux dents à cause d’une infection sinusale pour laquelle elle a été transférée à l’hôpital Amir Alam.
Mme Yadollahi a été blessée lors de la répression sanglante du rassemblement des derviches Gonabadi à Téhéran le 19 février 2018, souffrant d’une fracture du crâne et perdant complètement son odorat. Avec le temps, l’état de Mme Yadollahi s’est aggravé parce que les femmes soufies se sont vu refuser un traitement médical.
Mme Yadollahi est la mère de Kasra, Pouya et Amir Nouri qui ont été condamnés à 12, 2 et 6 ans de prison, respectivement, ainsi qu’au fouet, à l’éloignement et à d’autres privations sociales.
Mme Yadollahi est l’une des soufies détenues à la prison de Qarchak depuis le 20 février 2018, qui sont privées d’avocat et d’autres droits fondamentaux.



















