CNRI Femmes – La plainte déposée par les filles de Shinabad en Iran pour être indemnisées par le ministère de l’Éducation a été retardée par le bureau de la médecine légale de la province d’Azerbaïdjan occidental, qui n’a pas fourni son évaluation de l’ampleur des dommages infligés aux filles dans l’incendie de leur école il y a six ans.
Dans une interview accordée à l’agence de presse IRNA le mardi 7 août 2018, Hossein Ahmadi Niaz, l’avocat représentant les filles de Shinabad, a expliqué : « Au bout de trois mois, le bureau du coroner d’Oroumieh n’a pas encore publié son évaluation concernant (l’étendue des dommages infligés à) ces filles. »
La plainte des filles de Shinabad a été déposée pour recevoir une compensation du ministère de l’Education pour payer leur traitement.
L’avocat Ahmadi Niaz a déclaré que la plainte des filles de Shinabad avait d’abord été déposée auprès du bureau du procureur de Piranshahr qui avait renvoyé le dossier au bureau du coroner de la ville pour évaluer les dommages. Il a dit : « Mes clientes ont été examinées il y a trois mois. Nous attendons le résultat depuis lors. Ces filles ont subi plus de 300 interventions chirurgicales, dont chacune a causé des effets secondaires et de graves problèmes. C’est pourquoi elles ont droit d’être indemnisées. »
Ahmadi Niaz a également réitéré que ses clientes ont subi divers dommages psychologiques à la suite desquels quatre d’entre elles avaient tenté de se suicider. Selon l’agence Irna du 7 aout, il a exigé une indemnisation qui leur permettra de poursuivre leur traitement.
Le 5 décembre 2012, une école élémentaire de filles du village de Shinabad de Piranchahr, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, a pris feu à cause d’une chaudière vétuste et défectueuse dans leur classe. Deux élèves sont mortes des suites de leurs brûlures et 12 sur 28 autres ont été gravement brûlées.
Les filles avaient reçu la promesse d’aller se faire soigner à l’étranger, mais les autorités n’ont pas tenu cette promesse.
Le 2 août 2018, Mohammad Bat’haï, ministre de l’Éducation, a déclaré à l’agence de presse publique ILNA que les filles n’ont pas besoin d’être envoyées à l’étranger et qu’« il est possible de les traiter en Iran », ce qui a rencontré de nombreux obstacles, jusqu’à présent.



















