CNRI Femmes – Des femmes soufies emprisonnées à Qarchak dans la ville de Varamine en Iran ont été à nouveau tabassées par des agents de sécurité au motif que l’une d’entre elles a téléphoné à sa fille.
Les agents de sécurité ont coupé l’appel lancé par Elham Ahmadi déclenchant ses protestations. D’autres femmes soufies ont ensuite aussi protesté, ce qui a entrainé une descente des forces de sécurité qui les ont passées à tabac.
Le raid voulait aussi répondre à la diffusion publique d’un enregistrement audio dénonçant l’état catastrophique des soins médicaux dans ce centre de détention. L’enregistrement aurait été réalisé par Elham Ahmadi.
Les femmes soufies ont été privées par la suite de leurs droits de visite et d’appels téléphoniques.
Des centaines d’hommes soufis emprisonnés au pénitencier du Grand Téhéran ont organisé un sit-in pour protester contre ce raid et exiger la libération immédiate des femmes soufies détenues à Qarchak. La manifestation a contraint les responsables de la prison à faire marche arrière et à permettre aux femmes soufies de recevoir une visite tous les quatre mois et de ne téléphoner que sous la supervision des gardiens. En échange de cette concession, le directeur de la prison de Qarchak a rendu visite aux femmes soufies, leur demandant d’exhorter leurs coreligionnaires à mettre fin à leur sit-in au pénitencier du Grand Téhéran.
Le 28 juillet, les soufies Shokoufeh Yadollahi et Sepideh Moradi avaient refusé de comparaître pour la troisième fois pour protester contre le fait d’avoir été privées d’avocats en violation de la loi.
Shokoufeh Yadollahi a été transférée à l’hôpital pour la deuxième fois le 29 juillet 2018.
Mme Yadollahi a souffert d’une fracture du crâne en raison des coups portés à sa tête au moment de l’arrestation et a complètement perdu son odorat. Les responsables de la prison avaient bloqué son traitement pendant cinq mois, ce qui a entraîné des troubles de la vision et de terribles maux de tête.



















