CNRI Femmes – L’étudiante bahaïe Sogol Zabihi a été privée de poursuivre ses études en Iran en raison de sa foi. Elle était en premier cycle en graphisme à la faculté Rassam de Karadj.
C’est en se rendant sur le site internet de l’université pour obtenir sa carte d’admission à l’examen, qu’elle a appris qu’elle ne pourrait pas y entrer. Après avoir communiqué avec les responsables de l’université, on l’a informée qu’elle ne pourrait pas poursuivre ses études parce qu’elle est bahaïe.
Elle s’est ensuite adressée à l’organisme d’évaluation pour faire le suivi de son cas, où un responsable du nom de Na’imaï lui a dit qu’elle « n’est pas qualifiée pour étudier parce qu’elle est bahaïe ».
Auparavant, Soha Izadi, étudiante en technologie de l’information à Zandjan, avait été renvoyée parce qu’elle était bahaïe. Née en 1997, Soha Izadi avait été admise à la faculté des sciences fondamentales de Zandjan en 2015 et avait réussi 150 unités. Elle a été renvoyée de l’école en mars 2018 alors qu’il ne lui restait plus qu’une année pour terminer ses études et obtenir son diplôme.
Le 14 mars 2018, à la veille des examens d’hiver, les responsables de l’université avaient contacté Soha Izadi pour l’informer qu’elle ne pouvait pas poursuivre ses études et que la seule façon pour elle de retourner à l’école est de renoncer à sa foi et de déclarer par écrit aux responsables de l’université qu’elle ne croit plus en la foi bahaïe.
L’année dernière, au moins 23 filles de confession bahaïe ont été renvoyées des universités iraniennes et privées d’études supérieures.
Les bahaïs sont privés d’études supérieures en vertu du paragraphe 3 de la loi ratifiée par le Conseil suprême de la révolution culturelle en mars 1991, et approuvée par le guide suprême des mollahs Ali Khamenei : « Une fois certifié qu’un étudiant adhère au bahaïsme, que ce soit au moment de son admission ou pendant ses études, il doit être privé d’études ».



















