CNRI Femmes – Les enseignants iraniens, femmes et hommes, ont manifesté le 10 mai dans au moins 32 villes d’Iran et à Téhéran, devant de l’Organisation du budget et du plan et devant le parlement des mollahs.
Des manifestations ont eu lieu devant les rectorats d’Arak, Qazvine, Zanjan, Kermanchah, Ispahan, Homayounchahr, Chiraz, Mamassani, Chahreza, Chahr-e Kord, Machad, Bojnourd, Birjand, Kazeroun, Saqqez, Baneh, Sanandaj, Dehgolan, Marivan, Mahabad, Qorveh, Zivieh, Divandarreh, Tabriz, Racht, Sari, Khorramabad, Behbahan, Bandar-Abbas, Bouchehr et Hamedan. Les enseignants protestaient contre les bas salaires, les conditions de vie difficiles, le déni de leurs droits les plus élémentaires, y compris l’absence d’assurance médicale, de sécurité de l’emploi et l’incapacité des autorités à résoudre leurs problèmes.
Les manifestants scandaient : “Libérez les enseignants emprisonnés” et brandissaient des pancartes qui disaient : “Enseignants, travailleurs, étudiants, unissez-vous !”, “Les enseignants méritent des salaires supérieurs au seuil de pauvreté”, “Pain, emploi, liberté, justice dans l’éducation”, “l’accès à une éducation gratuite et de qualité est le droit de chaque enfant”.
A Téhéran, la police a chargé le rassemblement des enseignants devant l’Organisation du plan et ont frappé les enseignants, en particulier les femmes.
Lorsque les forces de sécurité ont tenté d’arrêter Mohammad Habibi, l’enseignant activiste récemment libéré sous caution, les femmes lui l’ont retenu par le bras et l’ont encerclé afin d’empêcher sa ré-arrestation. Les enseignantes scandaient : “Crions contre autant d’injustice”, “Police, allez attraper les voleurs”.
Une enseignante a été gravement blessée à l’œil par la police.



















