CNRI Femmes – La vie de la prisonnière d’opinion Shokoufeh Yadollahi, une femme d’obédience yarassan qui a été violemment frappée à la tête en Iran lors de son arrestation et de sa détention, est en danger car elle s’est vu refuser des soins médicaux.
Mme Yadollahi a été brutalisée et arrêtée le 20 février 2018, lors de la répression à Téhéran de la manifestation des derviches de Gonabadi (yarassan, un ordre religieux chiite).
Elle a été frappée à la tête à coups de matraque et gravement blessée du côté gauche avec une fracture du front. Malgré des saignements de la bouche et du nez et des côtes cassées, Mme Yadollahi a été emmenée au centre de détention de Chapour, puis transférée avec neuf autres femmes à la sinistre prison de Qarchak.
Mme Yadollahi n’a pas été libérée la première nuit parce qu’elle est la mère de Kasra Noori, également prisonnier d’opinion.
A Qarchak, Mme Yadollahi a été mise à l’isolement dans une cellule sans chauffage. Suite à ses protestations, un médecin l’a examinée le lendemain et a diagnostiqué qu’elle devait être hospitalisée. Cependant, les gardes chargés de l’emmener à l’hôpital lui ont manqué de respect et ont voulu lui passer les menottes aux mains et aux pieds, ce qu’elle a refusé et elle n’a pas été hospitalisée.
Au bout d’un mois, les onze femmes Yarassan ont été transférées dans une salle de quarantaine de Qarchak. Pendant sa détention, Mme Yadollahi a souffert de maux de tête et d’étourdissements. Après un certain temps, elle s’est rendu compte qu’elle avait perdu son odorat. Sa tension artérielle est anormalement élevée.
Les médecins lui ont délivré une ordonnance d’hospitalisation, mais elle n’a pas été hospitalisée en raison du nombre limité d’installations et parce qu’on ne sait pas de quel juge elle dépend.
Les médecins s’accordent à dire qu’elle se trouve dans un état dangereux à cause du coup porté au crâne qui a très probablement causé le déplacement de son cerveau. Il y a aussi la possibilité de formation d’un tissu sanguin dans son crâne et ses veines. Elle doit donc être immédiatement hospitalisée dans un établissement médical spécialisé dans ce domaine.
Mme Yadollahi et d’autres femmes yarassan ont été interrogées à plusieurs reprises dans ces circonstances et soumises à des pressions psychologiques.
Les avocats et les familles ont fourni des documents et une caution pour les libérer, mais les autorités refusent de les relâcher.



















