Camp d’Ashraf : l’hommage aux 6 femmes leaders tuées: Lorsqu’un raid a frappé le Camp d’Ashraf à 5 h 00 du matin le 1er septembre 2013, l’objectif du régime clérical iranien était d’écraser le cœur de sa résistance démocratique organisée. Parmi les 52 membres de l’OMPI, non armés, tués de sang-froid, figuraient six femmes leaders. Ces dirigeantes avaient renoncé à leur confort personnel pour bâtir un Iran libre.
Plus d’une décennie plus tard, le régime n’a pas réussi à effacer leur mémoire. Au contraire, leur défi a jeté les bases d’un mouvement qui définit l’Iran d’aujourd’hui : une lutte de libération dirigée par les femmes et portée par la jeunesse.
L’avant-garde d’Ashraf
Les femmes qui ont tenu la ligne au Camp d’Ashraf en septembre 2013 étaient les architectes d’une alternative politique, choisissant de diriger à un moment de risque maximal :
Zohreh Ghaemi (49 ans) : Responsable du Camp d’Ashraf et secrétaire générale adjointe de l’OMPI. Ancienne prisonnière politique reconnue pour son humilité et sa détermination, elle a commandé le camp jusqu’à son dernier souffle.
Giti Givechinian (55 ans) : Secrétaire générale adjointe de l’OMPI et présidente de la commission de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme du CNRI. Titulaire d’un diplôme en psychologie, elle a consacré 34 ans à la lutte pour un changement démocratique.
Mitra Bagherzadeh (54 ans) : Membre éminente du Conseil de direction de l’OMPI et responsable des affaires juridiques d’Ashraf, animée par une volonté inébranlable de mettre fin à l’oppression systémique des femmes.
Jila Tolou (53 ans) : Membre du Conseil de direction de l’OMPI et directrice de la communication, œuvrant sur le front de l’information.
Fatemeh Kamyab (52 ans) : Ancienne prisonnière politique, membre du Conseil de direction de l’OMPI et responsable de la logistique. Ses deux frères avaient déjà été exécutés par le régime.
Maryam Hosseini (49 ans) : Ancienne prisonnière politique, membre du Conseil de direction de l’OMPI et responsable de la sécurité du camp, elle a affronté ses ravisseurs avec courage jusqu’à son dernier instant.
Six autres femmes leaders ont été enlevées ce jour-là, leur sort restant scellé dans l’ombre de la terreur d’État. Pourtant, loin de détruire l’opposition, leur sacrifice a instauré un précédent irrévocable : les femmes iraniennes ne se contenteraient plus de participer à la lutte, elles la dirigeraient.

Une lignée ininterrompue : Femme, Résistance, Liberté
L’esprit d’Ashraf n’est pas resté enterré dans le désert. Il a migré dans les rues de Téhéran, Tabriz, Racht et Zahedan.
Des soulèvements nationaux de 2017, 2019 et du mouvement de 2022-2023, jusqu’aux vastes manifestations de la Génération Z en 2025-2026, un fil conducteur relie chaque vague de défi. La conviction profonde demeure inchangée : une liberté véritable en Iran est impossible sans les femmes à la tête de la résistance.
La jeunesse d’aujourd’hui porte l’étendard de « Femme, Résistance, Liberté ». Les manifestants de la Génération Z qui bloquent les rues, démantèlent les barrières et affrontent la violence d’État se tiennent sur les épaules des femmes d’Ashraf. Le leadership, la vision stratégique et l’abnégation manifestés le 1er septembre 2013 servent de modèle à une nouvelle génération déterminée à abattre la tyrannie religieuse une fois pour toutes.
Le prix de la liberté, la garantie de la victoire
En cet anniversaire, nous nous souvenons des femmes tuées le 1er septembre 2013 à Ashraf, qui ont payé le prix ultime pour la démocratie. Ce faisant, elles ont garanti une société démocratique pour les futures générations de l’Iran, où les femmes et les hommes, ainsi que toutes les diverses nationalités du pays, jouiront de droits et de libertés égaux.




















