Le lundi 24 août 2026, au matin, la sentence de mort d’une jeune femme de 23 ans nommée Arezou Rastad a été mise à exécution à la prison centrale d’Ispahan (Dastgerd).
Arezou Rastad, qui était une victime de mariage forcé, avait été condamnée à la peine capitale pour « meurtre ». Elle est la quatrième femme à être exécutée par le régime clérical en Iran en l’espace d’une seule semaine.
S’exprimant au sujet de cette exécution, une source informée a déclaré : « Arezou était originaire d’Ispahan et n’avait que 21 ans et huit mois au moment des faits reprochés. À l’âge de 19 ans, sous la pression de sa famille, elle a été contrainte d’épouser le cousin de son père, de 11 ans son aîné. Victime de mariage forcé, de graves différends ont éclaté entre eux, et son mari la battait de manière répétée jusqu’à la laisser aux portes de la mort ».
Selon cette source, il y a environ deux ans, Arezou a commis un meurtre alors qu’elle avait perdu tout contrôle psychologique. Cependant, le tribunal a ignoré ses arguments de défense et ses antécédents de violences domestiques, la condamnant au qisas (la loi du talion).
À l’heure où nous écrivons ces lignes, l’exécution de cette prisonnière n’a été annoncée ni par les médias nationaux iraniens ni par les sources officielles. Avec la pendaison d’Arezou Rastad, âgée de 23 ans, à la prison centrale d’Ispahan, le nombre de femmes exécutées dans les prisons iraniennes depuis le début de l’année civile 2026 atteint au moins 24.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 352 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. Nombre de ces femmes sacrifiées par le régime sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté près de 4 030 prisonniers, dont 112 femmes. D’après les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a pratiqué au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux annuel le plus élevé documenté à l’échelle mondiale depuis 1981. La commission des Femmes du CNRI appelle les Nations unies et les instances compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures effectives pour stopper ces exécutions effrénées en Iran.



















