Aux premières heures du dimanche 23 août 2026, le régime iranien a exécuté une prisonnière, identifiée comme Fatemeh (Maryam) Kamal Zare, à la prison centrale de Karaj.
Fatemeh (Maryam) Kamal Zare, 30 ans, originaire de Karaj, avait auparavant été arrêtée pour des accusations de meurtre et condamnée à mort par le pouvoir judiciaire du régime clérical. Au cours de la semaine précédente, elle a été soumise à de graves tourments psychologiques.
Elle a d’abord été transférée en isolement cellulaire en vue de son exécution, mais après un séjour temporaire, elle a été renvoyée dans le quartier commun. Cependant, les autorités pénitentiaires l’ont de nouveau transférée en isolement cellulaire le samedi 22 août, et ont mis à exécution sa condamnation à mort tôt dimanche matin.
L’exécution de Fatemeh (Maryam) Kamal Zare à la prison centrale de Karaj porte à au moins 22 le nombre total de femmes exécutées en Iran depuis le début de l’année 2026.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la commission des Femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), au moins 350 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007. Bon nombre des femmes sacrifiées par le régime sont elles-mêmes victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Une proportion importante d’entre elles a agi en état de légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezechkian, le régime clérical a exécuté plus de 4 000 prisonniers, dont 110 femmes. D’après les sources du CNRI, pour la seule année 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du chiffre de 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a pratiqué au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le taux annuel le plus élevé documenté à l’échelle mondiale depuis 1981. La commission des Femmes du CNRI appelle les Nations unies et les instances compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures effectives pour stopper ces exécutions effrénées en Iran.




















