La condamnation à mort a été exécutée à l’aube aujourd’hui, le 25 août, à la prison de Lakan, dans la ville de Rasht, au nord du pays.
La prisonnière a été identifiée comme Zahra Azizpour, âgée d’environ 43 ans, mère d’un enfant, originaire d’Ardabil et résidant à Rasht, qui avait auparavant été condamnée à mort pour des accusations de meurtre. Au moment de la rédaction de cet article, l’affaire de cette femme exécutée à Rasht n’a pas été officiellement annoncée par les autorités pénitentiaires ou les agences responsables.
Avec l’exécution de Zahra Azizpour à la prison de Lakan, à Rasht, le nombre de femmes exécutées dans les prisons iraniennes depuis le début de l’année civile en cours (2026) a atteint au moins 23.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données recensées par la Commission des femmes du CNRI, au moins 351 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Un grand nombre des femmes exécutées par le régime iranien sont elles-mêmes des victimes de violences domestiques et de lois familiales discriminatoires. Un nombre significatif d’entre elles ont agi en légitime défense.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté près de 4 020 prisonniers, dont 111 femmes.
Selon des sources du CNRI, rien qu’en 2025, plus de 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double du nombre enregistré en 2024 (1 006).
Amnesty International a confirmé dans son rapport annuel que la dictature au pouvoir en Iran a mené au moins 2 159 exécutions en 2025, le taux annuel d’exécutions documenté le plus élevé au monde depuis 1981.
La Commission des femmes du CNRI appelle les Nations unies et les agences concernées, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures efficaces pour mettre fin à la vague d’exécutions en Iran.



















