Déclaration appelant à une action immédiate pour arrêter la condamnation à mort de la prisonnière politique de 25 ans, Arghavan Fallahi
Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la condamnation à mort prononcée contre Arghavan Fallahi, prisonnière politique iranienne de 25 ans.
Mme Fallahi a été arrêtée le 25 janvier 2025 et transférée au quartier 241 de la prison d’Evin. Elle a passé cinq mois à l’isolement, durant lesquels elle a été soumise à des interrogatoires ainsi qu’à de graves tortures physiques et psychologiques.
La condamnation à mort a été prononcée par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolqasem Salavati, et lui a été notifiée le 1er juillet 2026.
Mme Fallahi, sympathisante de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), avait déjà été arrêtée en novembre 2022 aux côtés de son père, Nasrollah Fallahi, lui-même prisonnier politique dans les années 1980, et avait été détenue pendant une courte période. Son père est toujours emprisonné à Evin.
Nous appelons en outre les Nations Unies, les États membres et les organisations internationales de défense des droits humains à agir immédiatement pour faire annuler la condamnation à mort d’Arghavan Fallahi ainsi que celle d’autres prisonniers politiques condamnés à mort.
La communauté internationale doit faire pression sur le régime iranien pour qu’il accorde au Rapporteur spécial et à la Mission internationale d’établissement des faits l’accès aux prisons iraniennes et la possibilité de rencontrer les prisonniers politiques.
Le cas d’Arghavan Fallahi met une fois de plus en lumière l’urgence d’une action coordonnée et efficace de la communauté internationale pour prévenir une catastrophe irréparable. Le massacre des prisonniers politiques de 1988 ne doit pas se reproduire.
La communauté internationale a été témoin du courage extraordinaire des femmes iraniennes lors des récentes manifestations, lorsqu’elles se sont tenues à l’avant-garde d’un mouvement exigeant dignité, liberté et droits fondamentaux. Ce courage n’était ni spontané ni isolé ; il s’enracine dans une longue histoire de résistance des femmes iraniennes face à la répression et au régime autoritaire. Des milliers de femmes membres de l’OMPI/MEK et de militantes ont été exécutées par le régime des mollahs au cours des 45 dernières années. Le combat de femmes telles qu’Arghavan Fallahi reflète cet héritage plus large de résilience et de détermination.
Aujourd’hui, alors qu’une jeune femme iranienne risque l’exécution à l’issue d’un processus judiciaire profondément préoccupant, le monde doit une fois de plus se tenir aux côtés des femmes et du peuple d’Iran qui continuent de défendre leurs droits fondamentaux.

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