En ce mardi 16 juin 2026, la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran a franchi le cap de sa 125e semaine d’existence. Des prisonniers politiques incarcérés dans 56 établissements pénitentiaires à travers tout le pays ont entamé une grève de la faim coordonnée pour dénoncer le recours massif à la peine de mort et le durcissement de la répression d’État.
Ce mouvement, qui s’impose comme l’une des protestations les plus longues et les plus constantes au sein du système carcéral iranien, réunit des hommes et des femmes déterminés à défendre le droit à la vie face à une politique d’intimidation systématique.
La persévérance de ces protestations, maintenues malgré une pression sécuritaire permanente, des restrictions et des menaces, reflète la résolution des détenus. Ils affirment qu’ils ne resteront pas silencieux face à l’augmentation du nombre d’exécutions et à un environnement de plus en plus répressif. Pour les participants, ce mouvement est l’écho de la voix des prisonniers qui poursuivent leur grève et leur résistance en opposition au cycle de la violence.
Une mobilisation portée par les prisonnières politiques
Une proportion importante de ces grévistes est constituée de prisonnières politiques, purgeant actuellement leurs peines dans le quartier des femmes de la prison d’Evin (Téhéran), de la prison de Qarchak (Varamin), ainsi que dans les quartiers des femmes de la prison de Sepidar (Ahvaz), d’Adelabad (Chiraz), de Zahedan, de Yazd et de Lakan à Racht.
Selon les participants, la poursuite de cette action n’est pas seulement une protestation contre la privation du droit à la vie. C’est aussi un effort pour porter les exigences de justice et de dignité humaine, tout en défiant une politique qui utilise la peine de mort comme un levier pour instaurer la peur et réduire au silence les voix dissidentes.
Soutien public croissant pour la campagne des “mardis non aux exécutions” en Iran
Alors que le mouvement entame sa 125e semaine, et dans un contexte d’inquiétude croissante concernant l’application des sentences capitales, un soutien citoyen a émergé dans diverses villes du pays. Des groupes de citoyens et de jeunes manifestants ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers politiques et leurs familles en relayant des messages de soutien et en scandant des slogans contre les exécutions.
Ces expressions de solidarité surviennent en dépit des restrictions draconiennes et de la surveillance étroite entourant toute activité de protestation. Néanmoins, les partisans de la campagne s’efforcent de porter l’opposition à la peine capitale dans l’espace public et d’attirer l’attention sur la situation critique des détenus condamnés à des peines sévères, notamment à la peine de mort.




















