Le samedi 21 février 2026, à la veille de la Journée internationale des femmes, la Commission des Femmes du CNRI a organisé à Paris une conférence internationale intitulée « Le leadership des femmes : un impératif pour un Iran libre et une république démocratique ». La conférence, à laquelle participaient des parlementaires, des universitaires, des chercheuses et d’éminentes personnalités politiques, s’est concentrée sur la participation politique et le leadership des femmes comme éléments décisifs d’une société démocratique.
Mme Donna Hughes, professeure d’études de genre et des femmes aux États-Unis, s’est adressée à l’assemblée.
Donna Hughes : les droits des femmes en Iran au cœur des débats sur l’apartheid de genre
Ce matin, nous avons tenu une table ronde sur le rôle des femmes dans l’accession à la liberté en Iran. Quatorze intervenantes provenant de pays européens, du Canada et des États-Unis ont pris la parole. Ces oratrices sont des professionnelles hautement qualifiées, dont de nombreuses avocates ayant une expérience parlementaire. Comme vous avez pu l’entendre ici, ce sont des femmes accomplies qui ont consacré leur vie à la quête de la justice, en particulier pour les femmes. Toutes ont partagé leur connaissance approfondie de l’Iran et leur expertise concernant la situation des femmes dans ce pays.
Presque toutes les intervenantes ont abordé l’état des droits des femmes en Iran, en particulier sous le régime d’apartheid de genre. Elles ont exposé en détail l’absence de droits individuels et familiaux pour les femmes. Ces violations ont souvent été décrites avec précision. Plusieurs oratrices ont souligné le taux élevé d’exécutions de femmes et la prévalence de la violence à leur égard. Certaines femmes ont été exécutées pour leur militantisme, tandis que d’autres l’ont été pour des actes commis dans des contextes de violence domestique où elles avaient tué en état de légitime défense.

La nécessité de l’obligation de rendre des comptes, la solidarité féminine et la voie vers le changement
L’une des intervenantes a clairement évoqué la nécessité d’établir les responsabilités pour les atrocités commises et l’importance de l’État de droit. En l’absence de mécanismes internes en Iran pour garantir que les coupables rendent des comptes, elle a discuté de l’importance des dispositifs externes et de la manière dont nous pouvons les soutenir, que ce soit par le suivi des droits humains ou par le droit international des droits de l’homme.
Toutes les oratrices ont discuté du leadership des femmes au sein de l’OMPI et de la Commission des Femmes du CNRI. Toutes ont soutenu avec enthousiasme Maryam Radjavi et le rôle qu’elle a joué dans la direction du mouvement ainsi que dans l’élaboration des concepts d’émancipation et d’autonomisation des femmes.
Les intervenantes ont insisté sur l’impérieuse nécessité d’une solidarité entre les femmes. L’une d’entre elles a appelé à une plus grande empathie envers ses semblables. Elle a affirmé que si nous utilisons l’empathie et la solidarité pour promouvoir la coopération internationale, nous pourrons combattre l’autoritarisme et l’absence d’État de droit, tout en travaillant au renforcement des normes juridiques nationales et internationales.
Nous avons également entendu le témoignage d’une ancienne prisonnière politique d’Iran. Elle nous a raconté avoir subi trois mois d’isolement cellulaire et avoir été torturée. Elle a compris qu’une vision critique de la liberté, fondée sur l’expérience et les droits des femmes, est indispensable. Elle a salué la force de Maryam Radjavi et de toutes les femmes des Moudjahidines du Peuple. Elle a souligné que davantage de femmes doivent rejoindre les unités de résistance en Iran car, selon ses propres mots, « nous le pouvons et nous le devons ».
Dowlat Nowrouzi a également évoqué la tromperie agressive promue par le fils du chah, Reza Pahlavi. Personne d’autre n’avait mentionné ce sujet, mais elle a fourni un résumé clair du problème auquel nous sommes confrontés en raison de son usage des réseaux sociaux et de comptes automatisés.
Enfin, nous devons appeler la communauté internationale à reconnaître le droit du peuple iranien à changer ses dirigeants. C’était probablement le point le plus important.
Je vous remercie.




















