La manifestation des Iraniens à Paris s’est tenue le dimanche 18 janvier 2026, place Saint-Michel, en solidarité avec le soulèvement national du peuple iranien de janvier 2026. Ce rassemblement avait pour objectif d’honorer la mémoire des victimes des soulèvements nationaux en Iran et de souligner l’urgence d’obtenir justice pour les personnes tuées lors de la répression gouvernementale.
Les participants, partisans du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), ont rendu hommage aux victimes en allumant des bougies et en scandant des slogans tels que « Non chah, non mollah » et « Non au dictateur », affirmant ainsi leur rejet de toute forme de dictature, qu’il s’agisse du régime actuel ou du retour de la monarchie. Ces slogans reflètent directement les revendications exprimées à l’intérieur de l’Iran.
Lors de cette manifestation, Amytis Markus, issue de la jeune génération soutenant la Résistance iranienne, a prononcé un discours, dont le texte figure ci-dessous.
Amytis Markus : non aux mollahs, non à la tyrannie, nous ne voulons plus vivre à genoux
Bonjour. Je m’appelle Amytis, je suis étudiante en droit à Paris. Je suis née en France, mais mon cœur bat pour l’Iran.
Ce soir, je me tiens devant vous avec une immense responsabilité : porter la voix de celles et ceux qui ne peuvent plus parler. La jeunesse iranienne et les victimes du soulèvement de 2026.
Ils avaient mon âge. Certains étaient encore étudiants, d’autres travaillaient, d’autres étaient artistes. Ils avaient une voix, de l’espoir et un courage immense. Et pour cela, ils ont été abattus à balles réelles.
Depuis des semaines, le régime des mollahs massacre sa propre jeunesse. Plus de 3 000 morts, plus de 50 000 arrestations. Ils ont coupé l’accès à Internet pour tuer dans le silence.
Mais malgré la terreur, malgré la répression, le peuple iranien se soulève et dit non à la dictature : non aux mollahs et non au retour de toute tyrannie. Leur message est clair : nous ne voulons plus vivre à genoux. Nous voulons vivre debout et libres.
Et si être ici, à Paris, est un privilège, eux, en Iran, pendant ce temps, perdent la vie. Nous n’avons donc pas le droit de rester silencieux, nous n’avons pas le droit d’être indifférents. Ce combat n’est pas seulement celui de l’Iran, c’est un combat universel. Un combat pour la dignité humaine, pour la liberté, pour la justice.
Aux jeunes Iraniens tombés pour la liberté, je dis ceci : votre sacrifice ne sera pas oublié. Votre courage nous engage. Votre lutte se poursuit à travers nous. Ici, je dis : soyons leur voix, soyons leur écho, tenons-nous du bon côté de l’Histoire.
Vive la liberté
Vive le peuple iranien
Non chah, non mollah




















