CNRI Femmes – Le procureur de Téhéran en Iran a jugé la situation intenable face aux femmes qui refusent de se soumettre au code vestimentaire obligatoire.
Il réclame de les y contraindre par la force. Comme si la panoplie de lois et de violences déjà mise en œuvre ne suffisait pas. Soulignons au passage la belle résistance des femmes en Iran. Dans une conférence de presse le 12 août 2016, en présence des représentants de la police et des services de Renseignement, Jafari-Dolatabadi est revenu sur le code vestimentaire en précisant : « Nous ne devons pas négliger l’effet des “mesures contraignantes” et des “instruments punitifs” dans l’application de la loi sur le voile et la vertu. » Il a également annoncé la formation de tribunaux spéciaux pour les enquêtes sur les infractions au port du voile et à la vertu. Au cours de cette conférence, Olfat, une autorité de l’appareil judiciaire, a souligné la nécessité de ne rien négliger quand il s’agit de sévir contre les manquements à la vertu. Pour « déraciner » ce phénomène, a-t-il dit, il faut le mettre en haut des priorités. Le commandant de la police Sajedinia a également déclaré que dans ce domaine ses forces ont « scellé plus de 4400 magasins de vêtements l’année dernière ». En conclusion, le procureur de Téhéran a réitéré que les mesures préventives et répressives sont les deux faces d’une même pièce. Ainsi, « bien que les mesures culturelles de promotion du voile et de la vertu soient essentielles, la contrainte par la force reste nécessaire. » (Site Khabar online, le 12 août 2016)



















