Mahsa Dezfoulian Kermanshahi a été abattue le 9 janvier 2026 à Fardis, une localité de Karaj, alors que les forces de sécurité ouvraient le feu sur les manifestants. Quelques instants avant de s’effondrer devant ses amis, elle leur avait demandé de rester dans la rue « juste quelques minutes de plus ». Transportée d’urgence dans un hôpital de Karaj, son décès y a été constaté.
Craignant que son corps ne soit confisqué, ses compagnons, conseillés par le personnel médical, ont quitté l’hôpital par une sortie dérobée pour transporter sa dépouille chez sa tante. Mahsa Dezfoulian Kermanshahi avait 39 ans, était mariée et exerçait comme chirurgienne-dentiste dans sa propre clinique à Téhéran. Pour protéger son corps, sa famille l’a veillé toute la nuit à domicile, entouré de blocs de glace.
Le lendemain, sous la pression de la police, la famille a dû transférer le corps au centre de médecine légale de Kahrizak. Là, après avoir visionné environ 1 700 images de victimes sur un écran, ils ont pu l’identifier officiellement. Malgré le refus de certains cimetières, Mahsa a finalement été inhumée à Behesht-e Zahra sous haute surveillance. La famille a fermement rejeté la demande de la Fondation des Martyrs, liée au régime, qui souhaitait enregistrer Mahsa comme une victime tombée dans les rangs des forces de l’ordre.




















